> edito
accueil
> recherche
> willits +...
ocean fire
> astrïd
&
> ryoji ikeda
test pattern
> radar bros.
auditorium
> jim noir
jim noir
> bowerbirds
hymns for a dark horse
> wire
object 47
> nurse with wound
huffin' rag blues
> arbouse...
interview
> seu jorge
america brasil o disco
> route du...
the dodos, fuck...
> rivers cuomo
alone: the home...
> domingo
s/t
> the war on drugs
wagonwheel blues
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
PROMISE
AND THE MONSTER
A peine vingt ans et déjà un talent indéniable
pour l'écriture de chansons taillées dans
un folk glacé, fantômatique et solitaire, voici
"Promise and the Monster", alias Billie Lindahl,
jeune femme fraîchement débarquée de
sa Scandinavie natale, à la conquête timide
d'un autre public européen. Celui de la Maroquinerie
ce soir-là, a pu découvrir en première
partie de My Brightest Diamond, que jeunesse ne rime pas
pour toujours avec manque de maturité.

Comment vous sentiez-vous avant le concert de ce
soir, un peu tendue ?
Oui, vraiment. Ça fait plusieurs jours que je tourne,
que je rencontre plein de gens différents et je me
sens un peu perdue. D'autant qu'avant ce concert à
Paris j'avais très peu dormi et je n'étais
pas très en confiance. Mais je crois finalement que
ça s'est bien passé.
Pourquoi
avoir choisi un nom de groupe alors que vous êtes
seule à composer et à interpréter vos
chansons ?
Je ne pense pas que ma musique soit quelque chose qui reflète
ma personne. Je ne veux pas que ma musique soit la même
chose que ce que je suis. Je veux que ce soit vraiment une
entité à part. J'ai donc choisi un nom qui
pour moi ressemblait vraiment à ce que devait être
la musique que je jouais. Quelque chose de doux et inquiétant
à la fois.
Est-ce que vous considérez que l'idée
de mystère fasse partie de la démarche artistique,
de la création de chansons ?
Tout à fait. J'aime beaucoup ce mot et le sens qu'on
lui donne. Les choses cachées sont toujours plus
intéressantes que celles qu'on montre. Le mystère
est pour moi une piste intéressante à suivre
dans l'écriture de mes chansons.
Si vous ne veniez pas de Suède, pensez-vous
que votre musique pourrait être aussi froide ?
Ce serait techniquement possible, mais probablement pas
de façon aussi tranchée. Les gens font souvent
référence au fait que je viens de Scandinavie
pour décrire ma musique. Mais, aujourd'hui, il est
tellement facile d'écouter de la musique, quelle
que soit sa provenance, que quelqu'un de France ou d'Espagne
pourrait aussi composer ce genre de chansons s'il le voulait.
Venant de Suède, c'est en tout cas quelque chose
de beaucoup plus naturel, il y a un son scandinave qui existe
de fait et dont nous sommes tous inspirés.
Vous allez tourner avec Jens Lekman dans quelques
jours, vous êtes sur le même label que Jose
Gonzalez. Est-ce que vous vous considérez aujourd'hui
comme la petite soeur de cette grande famille du folk scandinave
?
(Rires) Je ne m'étais jamais formulé les choses
de cette façon pour être honnête. Je
n'ai encore jamais rencontré Jens Lekman d'ailleurs.
Enfin, si, je l'ai croisé il y a quelques années
à l'un de ses concerts mais il ne se souvient certainement
pas. J'étais dans le public et après le concert,
on a parlé pendant au moins une vingtaine de minutes...
de reverb en l'occurrence.

Je
suis sûr qu'il se souvient très bien et qu'il
a certainement écrit une chanson à ce sujet.
Oui, ce serait tout à fait lui.
Certains journalistes ont cherché à
vous comparer à Joanna Newsom, probablement parce
que le climat acoustique de vos chansons peut y faire songer.
C'est curieux parce que j'aurais pour ma part tendance à
vous comparer à une autre chanteuse scandinave, dont
la musique n'a pourtant rien à voir avec celle que
vous jouez : Björk. Quelle comparaison préférez-vous
? Vous n'êtes pas obligée de choisir bien sûr...
J'ai pourtant envie de le faire à vrai dire. Je ne
trouve pas que la comparaison entre Promise and the Monster
et Joanna Newsom soit justifiée. Je me sens beaucoup
plus proche de Björk et j'ai beaucoup plus envie de
lui ressembler. Elle a chanté de tels chefs d'oeuvre...
J'aime assez bien le premier album de Joanna Newsom. Mais
le deuxième me semble très difficile d'accès,
uniquement pour la beauté du geste. Il faut vraiment
aller à la recherche de ce qu'on veut aimer dans
les chansons. Ce n'est pas très spontané pour
moi comme façon d'apprécier de la musique.
Vous êtes la première personne que
j'interviewe qui soit plus jeune que moi. Est-ce que cette
question de l'âge est un point qui mérite d'être
noté pour vous et si oui, est-ce quelque chose dont
vous retirez une certaine fierté ?
Oui, c'est indéniablement la deuxième option.
Certaines personnes ont l'air de penser que ma musique a
plus de valeur, juste parce que j'ai moins de vingt ans.
Je vais donc probablement continuer à communiquer
là-dessus jusqu'à la veille de mon vingtième
anniversaire. Cela dit, je ne pense pas que ce soit un élément
clé de ma musique. C'est un point sur lequel les
médias concentrent leur attention parfois, et ça
ne me dérange pas vraiment. Mais je ne crois pas
que ça change grand chose à la façon
dont je compose et joue mes chansons.
Propos recueillis par Jean-Charles Dufeu .
Photographies par Julien Bourgeois.
|