Recyclone - Corroding the Dead World

14/07/2005, par Sylvain Bertot | Albums |
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RECYCLONE - Corroding The Dead World
(Clothes Horse) [site]

RECYCLONE - Corroding The Dead World Une poignée d’artistes ont su tirer profit de la mini hype qui s’est emparée de la scène hip hop d’Halifax autour de 2000. Buck 65, Sixtoo, Josh Martinez sont de ceux-là. Kunga219 et ses Goods aussi, dans une bien moindre mesure. Mais d’autres sont restés désespérément confidentiels, comme Recyclone. En 2005, cependant, l’irréprochable label Clothes Horse a décidé de réparer cette injustice en éditant une compilation de son compatriote canadien. Sorti ces derniers mois, Corroding the Dead World est l’addition des deux premiers albums de Recyclone, Dead World (1997) et Corroding the Cellular Engine (1999), plus une poignée de bonus.

Dead World et Corroding the Cellular Engine remplissaient tous les critères pour devenir des enregistrements cultes. Tout d'abord, ils étaient sorties en catimini, sur cassette uniquement, et sans doute pas beaucoup plus loin que sur les campus d’Halifax. Ensuite, ils n’étaient pas d’un abord facile. A leurs beats froids, austères, a-mélodiques, s’ajoutaient les divagations de Recyclone sur le meurtre, les grands anciens, les humains qui se transforment en insectes ou la fin du monde ("How many seconds will elapse before the fucking world will collapse", rien de moins), bien dans le ton d’un certain rap pas rigolo et futuriste en vigueur à l’époque. Seul le dernier titre, un bonus en compagnie de Pip Skid, se montre ici un minimum accueillant. Et encore.

Enfin, dernier critère déterminant pour assurer aux deux parties de Corroding the Dead World un statut de sorties cultes : l’une comme l’autre sont bonnes - avec tout de même un petit avantage pour les productions de Dead World, signées Sixtoo, plus cliniques, plus affinées, plus ardues que les beats de Corroding the Cellular Engine, assurés quant à eux par Graematter. Sur cette compilation de Recyclone, nous sommes au-dessus de "Numbers" (le troisième album du Canadien sorti en 2003) et tout près de 50/50 Where it Counts, le chef d’œuvre des Sebutones. C’est le même lieu, la même date, le même exercice de style et la même atmosphère. Si vous avez déjà ce disque, et qu’il est pour vous impénétrable, peu de chance qu’il en soit autrement avec Corroding the Dead World. Si en revanche, 50/50 est pour vous un classique, félicitations, vous venez de lui découvrir un petit frère.

Sylvain Bertot

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