Rock in the City - un projet (A)r(a)té

24/10/2008, par Christophe Dufeu | Edito |
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Pour une fois qu'on a de la pop en live et en direct à une heure correcte, ça valait tout de même le coup d'allumer Arte pour voir ce tout premier "Rock in the City" (spécial filles !) qu'ils proposaient hier soir. Malheureusement, tout commence avec Sharleen Spiteri, ex-égérie de Texas : la miss a passablement vieilli et semble un peu boursouflée - le groupe qui l'accompagne ne m'inspire pas confiance non plus. Trente secondes et je coupe le son. Puis je remets le son (sympa, les deux dernières phrases, ça pourrait faire une chanson), une fois sa prestation achevée. Viens ensuite un mini-reportage de 3mn sur les filles dans le rock : honnête (sans plus). Les Kills offrent deux titres sympathiques mais il n'est pas facile de réchauffer une salle comme le Zénith de Strasbourg en si peu de temps ; puis apparaît Camille - on hésite deux minutes entre fascination et agacement avant de pencher définitivement pour la seconde option. Asa nous sert une soupe reggae/folk assez insipide. Re-reportage et apparaît Jane Birkin, plutôt touchante, qui nous offre son "ex-fan des Sixties" et quelques autres titres (dont un - moins bon - en duo avec Sharleen Spiteri). On passera rapidement sur les lourdeurs et la démagogie des deux présentateurs qui s'ensuivent ; c'est désormais Marianne Faithfull qui est sur scène ; après une introduction un peu longue, on se dit, c'est bon elle va chanter : ben non, elle se barre, c'était juste une séance promo, incroyable ! C'est Ayo qui enchaîne ; on redoute un peu le deuxième service de soupe mais la première chanson, en piano/voix/guitare assez sobre passe plutôt bien ; ça se gâte un peu lorsqu'elle chante son "Slow Slow (Run Run)", tube de folk/funk/world sans grand intérêt. On enchaîne dans un genre plus pop - mais pas beaucoup plus passionnant - avec Micky Green. Un nouveau mini-reportage sur les femmes du folk commence plutôt bien mais met un point final avec la Suzanne Vega de 1987 (hmm, ...). Avec Alela Diane, enfin, on retient son souffle - la salle semble démesurée pour l'Américaine mais elle réussit à la tenir avec son charisme impressionnant, ses chansons sans fioritures (guitare/voix + une choriste) et sa voix superbe. Fin avec le rock-aérobic de The Go Team : plus efficace que réellement convaincant. Bon, on va encore dire que l'on crache dans la soupe mais franchement a-t-on vraiment besoin de ce Champs-Elysées branchouille ? Que la programmation ne soit pas centrée sur de l'indie-pop ou du folk indé, on peut le comprendre. Que l'on fasse appel à des têtes d'affiches également. Mais pourquoi autant de démagogie dans la présentation ? Pourquoi avoir choisi une salle aussi grande ? Pourquoi avoir autant d'invités et pourquoi ne pas leur laisser un peu plus de temps que ces deux titres de rigueur ? Au final, bien peu (même parmi ceux qu'on apprécie) s'en tirent honorablement...

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