Rubies - Explode from the Center

03/04/2008, par Christophe Patris | Albums |
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RUBIES - Explode From The Center
(Telle) [site] - acheter ce disque

RUBIES - Explode From The CenterLes trois Californiennes de Rubies sont drôlement futées : en prenant leurs quartiers dans la prestigieuse maison norvégienne Tellé, ces ex-membres de Call and Response sont parvenues à se mettre la crème de la pop nordique à leurs pieds. House of Tellé, ce n'est rien de moins que la brillante Annie en cuisine, nos meilleurs amis de Kings of Convenience sur la terrasse, Datarock qui répète à la cave et Röyksopp qui se prélasse au salon. Les Rubies se sont donc empressées d'occuper la chambre à coucher - non pour dormir, mais pour se chuchoter des secrets à la tombée du soir avant de sautiller en robe de nuit sur le lit. On sait que la pop scandinave doit (presque) tout à la musique américaine, du folk à la sunshine pop. Nos trois brunettes semblent aujourd'hui bien décidées à récupérer leur dû. "Maybe I'm just too much for you", entament-elles d'entrée de jeu sur l'ouverture de leur premier album, "Explode from the Center". Un album en effet plein à craquer et qui a la saveur du lait concentré sucré. Erik Glambek Bøe (Kings of Convenience, Kommode) est le premier à s'introduire dans la chambre des filles, le temps d'un douillet duo ("Too Bright"). Il sera suivi de Maria Eriksson des Concretes et de Lars Skoglund, batteur des Peter, Bjorn & John. Les filles, pourtant, ne sont jamais plus convaincantes que quand elles sont seules. "Sings of Love" a le charme naïf des premières chansons de Dionne Warwick, "Diamonds on Fire" sonne comme les Au Revoir Simone qui auraient laissé tomber leurs gilets écrus pour s'acoquiner avec les Whitest Boy Alive, "Turquoise" est une berceuse délicieusement country, alors que "The truth and the Lies" rappelle le meilleur de Feist. L'ombre de "Let it Die" plane d'ailleurs d'un bout à l'autre de l'album, et Feist, vieille copine du groupe, œuvre gracieusement aux chœurs sur LE tube du disque : "I Feel Electric". On n'a pas fini de danser sur ce bonbon éléctro-pop qui profite dangereusement du silence radio de Annie et qui met sur un même pied les Supremes et New Order. Un disque pique-assiette, donc, qui mêle gentiment les bulles et les ballons.

Christophe Patris

Room Without a Key
Too Bright
Sings of Love
I Feel Electric
Turquoise
Stand in a Line
Diamonds on Fire
Silver Mornings
The Truth and the Lies


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