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RUBIN STEINER

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Tes influences musicales doivent être diverses et variées...
J'ai toujours écouté plein de musiques. Mes derniers achats: Henri Chopin (de la poésie sonore), Stockhausen & Walkman, LCD Sound System, le label américain Efty, Stanley Turentine (jazz), la bande à Anticon (hip-hop), Disflex 6, Jurassic 5, les compils Crypt Records (garage punk des années 1960, blaxploitation), Chris Bowden (Ninja Tune), Roger Roger (?!?) et Jean-Jacques Perrey (roi du moog et auteur du morceau original qui a servi de générique à feu l"Hypershow" de Beigbeder sur Canal+)...

Tu t'es investi dans un drôle de projet : Travaux Publics. Qu'est-ce que c'est ?
C'est un label. On est partis du constat que la musique va mal. On veut la sauver. On veut sortir des tubes. Alors l'idée, c'est de proposer des chantiers (11 au total) à des artistes qu'on aime. Un chantier, c'est un album dont on a défini le concept (que du piano, que du punk garage, que des reprises...) et auquel les artistes choisis doivent se plier. C'est un exercice de style, en fait. Deux chantiers sont déjà terminés. Sur l'un, on peut entendre Bosco jouer du piano solo, et sur l'autre, Arthur H se mettre au punk garage!

Ca rappelle le Dogme...
Oui, il y a des règles. Le nom des artistes n'est pas associé aux morceaux (car ce qui compte, c'est le morceau, pas la personne derrière) et on refuse le système de promo habituel. Un chantier, c'est 1000 albums numérotés et vendus dans certains magasins (voir liste plus bas) ou sur Internet (www.travaux-publics.org). Pas de pub, pas de promo. Même les journalistes doivent acheter l'album qui les intéresse (on confirme, hélas! - NDLR). Il faut que ça soit une démarche, pas quelque chose d'automatique.

C'est risqué!
Tous ceux qui entrent dans le projet sont un peu fâchés avec l'industrie du disque. On ne peut plus rien faire d'original sur une major (même si je fais un peu exception à la règle). Si on a besoin de se défouler comme ça, c'est qu'on n'est quand même pas tout à fait libres sur les gros labels... Cela dit, il y a un côté très ludique et second degré, dans Travaux Publics.

Un peu comme sur scène... Et ce côté germanique (Rubin Steiner, Wunderbar Drei, Wunderlande et moult "Eins, zwei, drei, vier!" sur scène), d'où ça vient ?
L'allemand, pour moi, c'est de la pure poésie! C'est vraiment très exotique. Mais je ne parle pas un mot d'allemand.

Propos recueillis par Vincent Noyoux.


Où trouver les "Chantiers" de Travaux Publics ?
Bimbo Tower
5, passage Saint-Antoine - 75011 Paris
Wave
36 rue Keller - 75011 Paris
Total Heaven
6 rue de Candale - 33000 Bordeaux
... et sur Internet : http://www.travaux-publics.org