S.C.U.M - Interview

25/01/2010, par Florine | Interviews |
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C'est à Cologne, en Allemagne, que nous rencontrons Thomas Cohen, le chanteur de S.C.U.M, considéré comme "le groupe montant de la scène post-punk londonienne". Aux influences multiples, de Bauhaus à Joy Division, le quintet est connu pour livrer des concerts aux performances visuelles, atmosphériques et sombres.

Tu es actuellement en tournée avec The Horrors...
C'est exact. C'est agréable de partir pour plusieurs jours en tournée avec des amis.

... Justement, on a l'habitude de lire que ton groupe fait partie d'une scène "underground". Cette scène de Southend-On-Sea qui regrouperait These New Puritans, Ipso Facto, The Horrors... Qu'en penses-tu? Te sens-tu appartenir à cette scène ?
Huw, notre bassiste, est le frère de Rhys de The Horrors; tous deux viennent de Southend, comme les groupes que tu as cités. Nous avons plus ou moins les mêmes influences et nous nous connaissons tous, mais il n'y a pas vraiment de "scène", il s'agit plus d'un mouvement. Nous sommes, malgré nos ressemblances, assez différents et essayons de développer notre propre style.

Quel regard portes-tu sur ta musique, es-tu fier de ce que tu parviens à produire musicalement ?
Si je suis fier ? C'est assez difficile de porter un regard objectif sur ce que tu produis toi-même, mais parfois, j'essaie et je suis, non pas fier, mais ravi de ce que nous parvenons à faire. Désormais, nous privilégions la mélodie et essayons de la faire évoluer pour notre futur album.

En parlant d'évolution, penses-tu que la musique puisse encore évoluer? Ne penses-tu pas qu'il soit difficile pour un groupe de trouver une réelle identité musicale et de réussir à créer de nouvelles choses ?
Si, c'est très difficile. Aujourd'hui, soit les nouveaux instruments copient, pour la plupart, les vieux ou soit ils produisent un son techno que nous ne souhaitons pas utiliser. Nous entrons dans une nouvelle décennie et je suis curieux de savoir ce que sera la nouvelle vague musicale. Tous les instruments que nous utilisons datent des années 70-80, comme notre clavier, par exemple. Nous aimons le son qu'il produit, surtout ce son "vintage", donc c'est vrai qu'il est difficile de ne pas se référer au passé et de parvenir, malgré tout, à créer de nouveaux sons. 

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