Silvain Vanot mezzo voce

11/01/2010, par Luc Taramini | Concerts |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Qu'est-ce qui a bien pu me pousser à aller écouter Silvain Vanot samedi soir à l'Archipel ? La curiosité et le sentiment d'être passé un peu vite à côté de son disque "Bethesda" (sorti en octobre sur Magaphone Music). Petite salle de cinéma feutrée, pleine à craquer. Un public d'aficionados dont JP Nataf. Une minuscule scène sur laquelle loge un piano à queue. Des musiciens chevronnés autour de notre homme (dont John Greaves à la basse et Renaud Gabriel Pion aux vents). Bref, des conditions idéales pour fêter un retour discographique attendu pendant 7 ans. Sur scène, Vanot affiche une belle décontraction et déroule les titres de "Bethesda" alternant entre ballades et morceaux plus rock voire carrément pop (jusqu'à la caricature assumée). Calé au fond de mon siège, le malaise de me gagne. Suis-je le seul ? La voix fade du chanteur, qui passe bien dans les ballades, se noie totalement dès que l'orchestre pousse le volume. La trop grande disparité entre les textes des chansons, parfois très beaux, parfois très fades. Une guitare outrageusement mis en avant qui ne laisse pas respirer les autres musiciens. Ça fait mal de voir un Renaud Gabriel Pion corseté avec son instrument. Un duo sur "Egérie", totalement insignifiant avec une invitée qui se croit obligée de déclarer "j'adore Silvain Vanot". Et pour couronner le tout, des balances sourdes. Je m'attendais à plus de finesse, celle qui baigne l'atmosphère de ses disques. Je découvre un musicien qui a juste envie de simplicité. Une simplicité potache et déconcertante. Restera de ce concert beaucoup de frustrations et peu de magie (une interprétation magistrale piano/ voix de "Rivière" et un hommage pudique à Vic Chesnutt quand même ! ). Désolé, j'aurais vraiment essayé.

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals