Singles - Rapid Fiction, Univac, Sciflyer

21/12/2005, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES par Guillaume

RAPID FICTION - Discourse / NarcostarRAPID FICTION - Discourse / Narcostar
(Autoproduit)
Wahou. Ce disque sonne réellement comme s'il était sorti en 1982. On le dit à propos de beaucoup de disques depuis quelques années, mais en l'occurrence, c'est on ne peut plus légitime. Et troublant. A l'écoute des deux morceaux ici présents, difficile de ne pas penser à Joy Division, aux Chameleons. Difficile de ne pas ressentir l'étrange impression d'entendre la voix d'Adrian Borland, feu chanteur de The Sound, avec lequel Carl Thompson présente un saisissant mimétisme vocal. Malgré ce (flagrant) manque d'originalité, il faut reconnaître à ces deux morceaux quelques atouts, comme ces guitares tranchantes et dissonantes, leurs ponctuations bienvenues, ces rythmiques bien charpentées et la voix fiévreuse de Carl. Deux titres, c'est un peu court pour juger, alors au boulot.

UNIVAC - UnivacUNIVAC - Univac
(Glorious Potemkine)
C'est manifestement le troisième EP de ce quatuor californien et, à les entendre, ce n'est pas leur meilleur. Il fait néanmoins son petit effet, pas forcément pour son premier titre, "Crossing Guard", sprint effréné sur quatre fils parallèles entre deux guitares , une basse sinueuse et une voix profonde, mais plus pour les trois autres, plus éthérés, plus cabossés, dream pop à laquelle la voix de Joe Cantrell donne consistance et intensité. Cette alchimie ne sauve pas toujours le groupe d'une certaine grandiloquence empâtée ("Liar") mais trouve parfois un équilibre miraculeux entre lyrisme appuyé et onirisme ("Walking Backwards"). Chouette pochette aussi.

SCIFLYER - The Age of Lovely, Intimate ThingsSCIFLYER - The Age of Lovely, Intimate Things
(Clairecords) - [site]
Cela fait pas mal de temps que Sciflyer fait figure de tête de proue de la version US du mouvement shoegazing - jamais vraiment éteint de l'autre côté de l'Atlantique, en particulier d'ailleurs grâce au label Clairecords - , et cela fait également pas mal de temps que le groupe peine à s'en extirper. Avec ce nouvel EP, en cinq titres, le trio hausse sensiblement le niveau, et ce jusqu'à presque rivaliser avec les vieux champions du genre, Ride ("Never Come Down" sonne comme une face B du groupe d'Oxford période "Nowhere") ou Slowdive. Guitares distordues et mélodies pop et aériennes sont au rendez-vous, et le groupe fait joliment illusion le temps des deux premiers titres, "The Nation" et "Proxima Centauri", instrumental d'ascendance curesque assez bien tourné, avant de marquer le pas sur le reste du disque, longuet et répétitif, guère sauvé par une voix anémique et sans charme. Malgré des progrès notables, difficile de voir là plus qu'une curiosité.

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