Singles - The Infadels, Boards of Canada, Cyann & Ben, Kiss the Anus of a Black Cat

07/07/2006, par David Larre | Singles en bref |
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SINGLES par David Larre

INFADELS - Love like SemtexINFADELS - Love like Semtex
(Wall of Sound / PIAS) - [site]

Franz Ferdinand = Big Beat ? C'est à peu près l'équation établie par les opportunistes Infadels pour leur plan de carrière. Et, sur la foi de "Love Like Semtex", morceau d'ouverture de leur LP "We Are Not The Infadels", cela marche plutôt bien. Ici, en version edit ou longue, le morceau fait briller son double langage : chant entre éructation et caresse, guitares tranchantes et chœurs orgasmiques, basse et beats bubble-gum. Bien vu. On ne peut pas en dire autant des remixes qui exploitent jusqu'à la corde les possibilités dansantes du morceau (house minimale, electro vintage, techno-dub), ni du morceau live "Brandon Vegas", bien bourrin ma foi, avec un refrain "I Like Your Head" tout droit sorti d'un cauchemar de Prodigy.

BOARDS OF CANADA - Trans Canada HighwayBOARDS OF CANADA - Trans Canada Highway
(Warp / PIAS) - [site]

Il faudrait, en revanche, une révolution pour que les Boards Of Canada accélèrent leur tempo et sombrent dans le tout venant de l'euro-dance. Sur ce EP de six titres, construit autour de "Dayvan Cowboy", pas le morceau le plus évident de "The Campfire Headphase", malgré ses guitares, ses violons et ses bleeps aquatiques, l'humeur reste essentiellement contemplative. Les morceaux suivants semblent quelque peu tourner en roue libre, accusant un peu l'impression de douce routine procurée par l'album. A noter tout de même la subtilité des propositions rythmiques sur "Left Side Drive" et "Skyliner", un remix ambient sinueux mais de bonne tenue de "Dayvan Cowboy" et un DVD video "très spatial" du morceau en bonus.

CYANN & BEN - Sunny Morning E.P.CYANN & BEN - Sunny Morning E.P.
(Ever Records / PIAS) - [site]

Je suis toujours assez dépaysé et intrigué par le psyché-prog de Cyann and Ben (d'aucuns appellent cela du post-rock, mais je n'ai pas encore compris pourquoi). Cette fois, à l'image du morceau-titre, longue dérive des claviers sur plus de sept minutes, le groupe donne dans le lancinant. Si le deuxième titre, "Let it Play" injecte un peu d'urgence, le dernier étourdit par son introduction bruitiste, rompue par une plongée caverneuse dans une electro ambient sourde et poisseuse. En revanche, les voix sont franchement à la traîne. Dommage, car cette musique a toujours la vertu de l'hésitation prolongée entre rêve et cauchemar.

KISS THE ANUS OF A BLACK CAT - If the Sky Falls, We Shall Catch LarksKISS THE ANUS OF A BLACK CAT - If the Sky Falls, We Shall Catch Larks
((K-RAA-K)3)

Pas si éloignés de ces climats, les joyeux drilles de Kiss the Anus of a Black Cat proposent une sorte de folk incantatoire qui marche un peu sur les plates-bandes des différents groupes de David Eugene Edwards (Sixteen Horsepower, Woven Hand), sans trop s'y embourber toutefois. Nerveuse, lyrique, bien servie par les guitares, cette musique un rien solennelle sert de support aux imprécations mystérieuses de Stef Heeren (dit Irritant). Avec ses visions religieuses assez noires, ses airs de mantra (très beau troisième morceau "Sighing, Seething, Soothing"), elle offre une densité assez impressionnante. A réserver aux fans de Dead Can Dance et associés.

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