Singles - The Lucksmiths, Charlotte Gainsbourg, Belle and Sebastian

25/07/2006, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES par Guillaume

THE LUCKSMITHS - A Hiccup in Your HappinessTHE LUCKSMITHS - A Hiccup in Your Happiness
(Matinée Records) - [site] - acheter

Alors que je m'étais permis effrontément de trouver le précédent un peu patapouf, me voilà rassuré : ce nouvel EP du groupe australien est top ! D'abord parce que "Hiccup in Your Happiness", le morceau tiré du dernier album, "Warmer Corners" a la classe - songwriting haut de gamme, comme d'habitude -, et sait habilement s'extraire d'un tempo piégeur, entre deux eaux, à force de cordes soyeuses et d'une petite guitare légèrement funky à laquelle le groupe nous avait peu habitués. Ensuite parce que, bien entendu, les trois morceaux inédits qui l'accompagnent sont loin d'être là pour faire du remplissage, même si ce ne sont "que" de simples ballades, impeccablement interprétées et touchantes juste comme il faut. Loin des hypes passagères, les Lucksmiths continuent de creuser leur sillon avec talent, et c'est tant mieux.

CHARLOTTE GAINSBOURG - The Songs That We SingCHARLOTTE GAINSBOURG - The Songs That We Sing
(Because) - [site] - acheter ce disque

On pourrait accuser Charlotte Gainsbourg de débarquer après les nombreuses "actrices devenues chanteuses", mais ce serait oublier qu'elle a commencé les deux carrières pratiquement simultanément. 20 ans après "Charlotte Forever", elle revient donc avec un single annonciateur d'un album à paraître fin août. Casting de choix : Air à la musique, Tony Allen aux percus, Nigel Godrich aux manettes, Jarvis Cocker et Neil Hannon aux paroles. Un peu maigre pour juger - les "singles" d'aujourd'hui sont vraiment simples... mais de toute façon, un MP3 n'a pas de face B -, le titre choisi en avant-coureur a beau s'inquiéter d'une sorte de fracture sociale entre les gens qui font les chansons et les gens qui les écoutent, il est, musicalement, fort bon : les arrangements multiplient les clins d'oeil discrets à l'oeuvre du père, Charlotte chante mieux que sa mère (et qu'elle même à l'époque de "Lemon Incest"...) et le titre a un petit côté aérien et insaisissable qui fait que, sceptique au premier abord, on y revient. Charlotte Forever ? Rendez-vous le 28 août.

BELLE AND SEBASTIAN - White Collar BoyBELLE AND SEBASTIAN - White Collar Boy
(Rough Trade / PIAS) - [site] - acheter

(Prière d'insérer ici le sempiternel passage nostalgique à propos de comment c'était mieux avant, les EP de Belle and Sebastian). Troisième extrait de "The Life Pursuit", ce "White Collar Boy" est un de ces titres aux inflexions glam-sixties dont le groupe est friand, sur lequel Murdoch brode le portrait futé d'un "white collar boy" aux prises avec la loi et avec une jeune fille assez spéciale. Les deux titres suivants sont de bonnes faces B, sans plus (on notera toute de même l'intro au saxo d'un goût douteux de "Heaven in the Afternoon"). Non, la seule vraie et rigolote surprise de cet EP, c'est la savoureuse (quoiqu'un peu plate) reprise du "Baby Jane" de Rod Stewart (après Thin Lizzy sur le précédent), pour laquelle Stuart Murdoch est prêt à tout, y compris à se bousiller la voix, pour garder sa baby Jane, peut-être la Lazy Jane d'antan, qui sait, devenue un peu hautaine et distante avec le temps et les succès mondains. Le groupe, lui, a au moins su éviter de prendre son public de haut, cette reprise décalée le confirme et fait le sel de cet EP qui serait sinon seulement "bien, peut mieux faire" (que voulez-vous, c'était mieux avant, les EP de Belle and Sebastian...).

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