Singles - Murry The Hump, Death In Vegas, My Life Story, Mint Royale, Boss Hog, REM,

06/02/2000, par Gildas | Singles en bref |
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SINGLES - par Gildas

MURRY THE HUMP - Colouring Book EP
(Malthouse)

Ce nom stupide hérité d'un des partenaires d'Al Capone, tout d'abord, et puis l'horrible pochette de ce single semblent être des handicaps suffisants pour stopper cette nouvelle sensation britannique. Et pourtant il est très difficile de ne pas succomber à ce EP avec ses chansons aux paroles morrissey-esques et aux mélodies simples et entêtantes. Murry the Hump serait le meilleur groupe anglais du moment si l'on en croit Alex James de Blur... Leur précédent single sur Shifty Disco (Beulah) était single of the week dans le NME et leurs concerts sont d'une énergie rare. Alors abandonnons toute résistance et laissons Murry et sa bosse nous pénétrer insidieusement le cerveau.

DEATH IN VEGAS - AishaDEATH IN VEGAS - Aisha
Déjà leur nom peut faire peur ; ensuite, quand pour mettre en voix leurs bizarreries électro-rock , ils demandent les services d'Iggy Pop, l'expérience tourne au cauchemar volontaire... Une musique pour faire peur et des paroles lues sur un rythme lancinant par l'iguane plus déjanté qu'à l'ordinaire. Aisha impressionne. Pas tout à fait de ce monde, la belle au prénom arabe n'a rien à voir avec son homonyme chantée par Khaled, ou alors peut-être est-ce la même, mais sur la table de la morgue o˜ l'on procède à son autopsie.... La guitare charcute et les rythmes électro aplatissent ce qui dépasse. Le son est dense et déjanté. Un disque plein de sueurs froides.

MY LIFE STORY - Walk Dont WalkMY LIFE STORY - Walk Don't Walk
Revoilà le Neil Hannon du pauvre qui pointe le bout de son nez. Neil Hannon étant en période creuse, on prête une oreille distraite à ce nouveau single qui précède de peu un album qui devrait sortir le jour de la Saint Valentin (quel symbole !). Tout comme les Tindersticks, MLS a été faire traÓner ses violons du côté de la soul, mais au lieu d'en tirer de merveilleux sons chauds et discrets pour illustrer de belles ballades, ils n'en tirent qu'un sens de la surenchère qui emp'te le caractère (pourtant sympathique) de leurs chansons. Au final, ce n'est pas aussi mauvais que leur dernier EP mais ce n'est tout de même toujours pas le MLS de "The Golden Mile".

MINT ROYALE - Don't FalterMINT ROYALE - Don't Falter
Présentatrice de second rang pour Hit Machine britannique, Lauren Lavern, chanteuse au chômage depuis la fin de Kenickie, nous gratifie de ses roucoulades chaudes et enjouées sur ce single des remixeurs fous de Mint Royale. "Don't Falter" réunit le talent du chant pop de la chanteuse et le sens du tube des 2 DJ en chef. Au lieu de partir tête la première dans un nouveau cross over techno/pop à la Everything But The Girl, c'est plutôt du côté de la pop sucrée salée de Saint Etienne ou de Cinnamon qu'ils se sont dirigés. Les samples et les rythmiques tissent la toile sur laquelle glissent les jolies cordes qui fixent la mélodie pop au creux de l'oreille. Un "indie tube" est né.

REM - The Great BeyondREM - The Great Beyond
Tiré de la BO de "Man On The Moon", "The Great Beyond" est un des morceaux du REM nouvelle formule qui ont d'abord vu le jour sur scène lors de la dernière tournée. La production en est plus dépouillée, plus directe. Le chant de Michael Stipe entre en lévitation. Le texte est basé sur les expériences schizophrènes d'Andy Kaufman, poésie noire et bizarre, fragile : "I'm pushing an elephant up the stairs. I'm tossing out punchlines that were never there. Over my shoulder a piano falls, crashing to the ground". Encore une fois, REM fait mouche et produit la chanson idéale.

BOSS HOG - WhiteoutBOSS HOG - Whiteout
(City Slang)
Dernier single de la sélection et pas des moindres, revoilà enfin de la musique excitante. La seconde incarnation de Jon Spencer vient de produire quatre titres qui pourraient être issus des distilleries du Vieux Sud. Ambré, chaud et délicieusement mauvais pour la santé, Whiteout est un serpent à sonnette endormi. Fascinant, envoûtant et éminemment dangereux. En plus, la voix de Christina susurre sur un mélange de cyber-goth-funk (quel mélange), ce qui ne g'che rien à ce cocktail sexy en diable... A réserver à un public averti.


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