Singles - Last Harbour, Hefner,Transbeauce, Santessa, Baxendale,

10/04/2000, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SIMPLES en bref par Gildas et Guillaume

LAST HARBOURLAST HARBOUR - Hidden songs e.p.
(Liquefaction)
Encore de la musique triste (même au printemps, je ne peux pas m'empêcher, c'est plus fort que moi). Triste, certes, mais tutoyant le sublime, donc on ne va pas se priver. Sur "Past", les anglais de Last Harbour, inconnus jusqu'ici, s'entourent des mêmes fantômes que leurs compagnons moroses, les Migala et autres Palace. Voix poignante et grave, instrumentation sobre mais pas misérabiliste, Last Harbour réussit sans esbrouffe à se faire une place dans ce petit panthéon du folk en souffrance, qu'on devrait pourtant se forcer à restreindre. Plus facile à dire qu'à faire après un tel disque. En guise d'antidote, on écoutera le dernier single de Baxendale (voir plus bas).

HEFNERHEFNER - Revelations  
(Topdog Recordings/BBC music)
Voici un "concept ep". A la façon de la bonne soeur sur la pochette chevauchant une grosse cylindrée les doux dingues d'Hefner chevauchent des "succès" de la musique religieuse choisis sur une période de 200 ans par Hefner donc mais aussi par John Peel. Le premier titre est un blues assez traditionnel, le second une chanson jazzy, le troisième une complainte folk enregistrée à grand renfort d'Ècho et de Branquignolisme habituel chez Hefner, le quatrième enfin (à mon avis le meilleur) une ballade au piano du plus beau romantisme. Cet ovni bizarrement inspiré est à mon avis la meilleure sortie d'Hefner sur format court.

TRANSBEAUCETRANSBEAUCE - Transbeauce  
(Active Suspension)
Remarqué sur la compilation "You Gotta Get More Alive" du label 555, en très bonne compagnie (Hood, Empress, Third Eye Foundation...) et en très très très bonne compagnie en concert à la Maroquinerie en novembre dernier, avec Low, le duo parisien nous gratifie de son premier effort discographique autonome, et aussi malheureusement, du dernier sous cette forme. Entre les boucles de l'un et les guitares, il y a un monde, un monde que les deux compères peuplent habilement de bidouillages obsessifs ("dfl") ou d'arabesques de guitare (le superbe "chn"). S'il fallait se risquer à classer ce disque dans un rayonnage quelconque, on pourrait parler de folk ambient électrotrituré, ou d'électro new wavisée ("utc" et ses hésitations de guitare toutes robertsmithiennes), mais en tout cas de musique intelligente et humaine, moderne et pas casse-pieds. C'est rare.

BAXENDALEBAXENDALE - An American Friend  
(Evil World Records)
Laissant à Denim les années 70, nos jeunes amis de Baxendale s'attaquent donc aux années 80 et à ses rejetons électro-pop pour un tube stupide, idiot à souhait et donc totalement irrésistible, un "Barbie Girl" avec 10 ans d'âge mental en plus (ce qui fait environ 11 ans). Morale : méfiez-vous des amies américaines qui vont, c'est sûr, vous piquer votre petit ami, et méfiez vous surtout des refrains sparadrap dont on ne peut plus se défaire après usage.

SANTESSA - Eyes On You  
(Disco Volante)
Ca commence par des sons dub et ensuite la voix sucrée démarre et l'on se retrouve dans un mélange agréable et sensuel de Pop/dub/triphop un peu dans le style des Mint Royal. Le remix en face b donne un coup de punch Hip hop au titre qui s'en sort très bien mais c'est surtout la très belle ballade qui clot le ep qui vaut l'achat de ce single. "Back Again" couple cette même voix (sucrée) à des violons doux et accueillants et à une rythmique électronique. On se retrouve alors au beau milieu des meilleurs moment du "The Space Between Us" de Craig Armstrong. Décidément Disco Volante est un label plein de bonnes surprises.

 

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