Singles - Drunk, Wilfried, Johnson, The Candy Store Prophets

10/06/2000, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SIMPLES en bref - par Guillaume

DRUNK - SickbedDRUNK - Sickbed
(Acuarela / Pop Lane)

En vacances en Espagne chez les copains d'Acuarela, Rick Alverson glisse de plus en plus de silences et de respirations dans sa musique, mais ne lui enlève pas ce qui fait tout son charme, cette presque impression de facilité, de tristesse de complaisance, ce presque, justement, qui fait que ce n'est pas facile du tout d'aimer Drunk. Fournisseur officiel de berceuses pour gens désespérés, Drunk et sa musique frissonnante et joliment plaintive endormiront sans doute aussi complètement tous les autres. Avec ces cinq titres "presque" parfaits, j'ai moins de scrupules à dire que c'est tant pis pour eux.

WILFRIED* - Central ParkWILFRIED* - Central Park
(Chlorophylle - Suut)

Il fait toujours bon trainer autour des étals à la sortie des concerts, surtout si on est trop timide pour aller parler à Claire Pichet, c'est là qu'on déniche ces petits trésors vinyliques qui rendent la vie plus élastique. Le dénommé Wilfried*, accompagné de sa dream team (Herman Düne, FlÛp et des choristes aquatiques) se permet donc impunément d'égayer nos matinées avec ses comptines lo-fi diablement pop (évoquer le Katerine des débuts reprenant un Brian Wilson descendu de son nuage rose pour s'encanailler avec Kim serait réducteur mais pas forcément bête). Et puis un titre comme "I Made Love to Pussy Galore", ben moi, je trouve ça drôle, même si c'était juste un rêve.

Contact : Chlorophylle 25, bd Voltaire, 75011 PARIS
Suut, 10 rue Bobierre de Vallière, 92340 BOURG LA REINE

 THE CANDY STORE PROPHETS - Songs for Angels
THE CANDY STORE PROPHETS - Songs for Angels
(Pioneer Sounds)
Ces petits vilains ont piqué l'image du dos de leur pochette à un ep de The Orchids (qui eux même l'avaient sans doute piquée à un monument connu de tout le monde sauf de moi - ok, j'arrête de frimer avec ma collec' de vinyl de chez Sarah). Au niveau musique, c'est bien, le groupe réussit à réveiller les fantômes indie pop du début des 90s sans leur faire agiter les chaines de la nostalgie, avec une musique climatique et sans prétention, finalement très fraÓche avec ses arpèges parfois un peu pianomagicienne. Qui plus est, on assiste ici à quelques belles alternances cimes / faux plats qui réussissent à n'évoquer ni Mogwai ni Radiohead.

 JOHNSON - Skin and Gold
JOHNSON - Skin & Gold
(Play Records)
Ceux-là ont par contre emprunté le même sobriquet qu'avait pris John Cunningham, lorsque l'écriture précieuse de l'anglais avait trouvé refuge chez le Tatou Colérique, ancètre des Disques Mange Tout. Rien à voir ici, c'est plutôt vers les années 80 que lorgnent Johnson et ses accents un peu psychés, matinés de soul très très blanchie. Un petit côté Teardrop Explodes pas désagréable sur la face A, pas transcendant, et un léger mieux sur la face B, un live de très bonne facture.

 

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