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SIMPLES en bref - par Guillaume

THE CLIENTELE - A Fading Summer E.P.THE CLIENTELE - A Fading Summer E.P.
(March Records / Darla)

Ca n'a l'air de rien, mais je crois bien que je suis amoureux. Juste d'un disque, la première sortie en CD de The Clientele, ce n'est sans doute pas grand chose, un gazouillis d'oiseaux, les parfums d'une malle aux trésors intimes qu'on ouvrirait des années après d'autres années qu'on n'a pas connues, une science délicate de la météorologie des coeurs, des alternances entre plein soleil et brefs passages nuageux (difficile de faire mieux que "Bicycles" dans le genre, titre qui s'assombrit d'un coup avant de redevenir miraculeusement lumineux). Quatre titres parfaits, quatre ouvrages de pop délicate et délicieuse, après d'autres titres déjà parfaits, soit largement assez pour faire de The Clientele le groupe culte d'une génération. De trois ou quatre personnes. Mais c'est pas grave, je serai moins jaloux, comme ça.


LOW & SPRING HEEL JACK - Bombscare E.PLOW & SPRING HEEL JACK - Bombscare E.P.
(Tugboat)
Low pour le chant, Spring Heel Jack pour la musique, voilà qui est plutôt intriguant de prime abord. Finalement, le résultat est un peu ce que pourrait donner Low si Alan et Zak échangeaient leurs guitare et basse respectives contre des machines, mais ce n'est pas pour ça que cet ep foisonne de rythmiques junglisantes, bien au contraire. Ca aurait pu être une bonne idée, mais la vraie surprise aurait été que ce disque ne soit pas sublime, en fait.

 STARS - A Lot Of Little Lies For The Sake Of One Big Truth E.P.STARS - A Lot Of Little Lies For The Sake Of One Big Truth E.P.
(Le Grand Magistery)
Faute de Mister Modular, en pleine période de migration, la rédaction de POPnews était un peu en manque de chroniques zébulonesques de disques de pop sautillante. Jusqu'à ce que je tombe sur ce premier maxi de Stars, duo canadien, dont l'electropop vient taquiner les Beloved l'espace d'un morceau aux mélodies acidulées. Sur le deuxième titre... tiens, mais c'est bien sûr, il s'agit d'une reprise plutôt chaloupée de "This Charming Man", avec un sampling judicieux de la guitare de Johnny Marr pour faire plus vrai. Encore un autre morceau plus rythmé, et place à deux morceaux live, plus mélancoliques et très très réussis, "One Peak Hill" et surtout "Going, going, gone" et ses choeurs finaux finauds. En attendant un premier album tout aussi plaisant.

 THE DELGADOS - American TrilogyTHE DELGADOS - American Trilogy
(Chemikal Underground)
Difficile concurrence pour ce single des Delgados, dont le morceau titre est une version réduite d'un des meilleurs titres de leur bon nouvel album. Le deuxième titre est plus quelconque. Quant au troisième, j'hésite entre bonne idée et profanation puisqu'il s'agit d'une reprise d'une chansonnette parmi mes préférées, à savoir "How Can We Hang On To A Dream", de Tim Hardin, éternel premier de la classe. L'intention est bonne, le résultat demeure entre deux eaux (les mauvaises langues diront que c'est parce que ce n'est pas Dave Fridman qui a produit). Trois titres un peu maigrelets qui permettent aux Delgados de rafler tout juste la moyenne. Mais on a bien vu qu'ils avaient copié.