Singles - Smog, XTC, Black Box Recorder, Idlewild, Eels, Saint Etienne

23/07/2000, par Gildas | Singles en bref |
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SIMPLES en bref - par Gildas

SMOG - Strayed
(Domino)

Le nouvel album de Smog se cache ... en face B de son nouveau ep. AprÈs "Strayed", on se retrouve face aux huit titres de "Cow", un album sorti en 1989 en cassette uniquement. Je conseille l'achat de ce ep/album au plus haut point. D'une part parce qu'il ne cošte pas cher, £1.99 pour neuf titres c'est une bonne moyenne, ensuite parce qu'il Èclaire le chtarbe de Smog d'une lumiËre crue et acerbe. En effet, ici, il n'est pas question du folk-rock-country auquel il nous avait habituÈs, mais d'une retranscription de l'Ètat de dÈlabrement avancÈ du cerveau de Bill Callahan. Que du fuzz, que des distorsions, que du bruit blanc et des larsens. Son "Metal Machine Music" ý lui.

XTC - I'm The Man Who Murdered LoveXTC - I'm The Man Who Murdered Love
(Cooking Vinyl)
Le retour des preux chevaliers pop. AprËs avoir chevauchÈ le blanc destrier de la pop fine le temps d'un "Apple Venus Vol.1", les voici de retour, les guitares vengeresses en avant. AprËs s'Ítre recueillis sur l'amour mort et ÈmerveillÈs devant l'amour naissant, ils reviennent, vengeurs, et mÍme un poil revanchards. "I'm The Man Who Murdered Love !" scande le refrain, entre dÈsillusion et bravade, que des riffs lourds et secs comme des coups de trique collent au sol pour une chanson sympathique mais qui ne dÈcolle pas. Et puis viennent les faces B. Versions dÈmos faites ý la maison, Èlectriques Ègalement mais pas bourrines du tout, elles font le pont entre l'Ènergie de la face A et la joliesse de l'album prÈcËdent. 

BLACK BOX RECORDER - The Art Of DrivingBLACK BOX RECORDER - The Art Of Driving
(Nude)
Apres le carton de "The Facts Of Life", il est difficile d'enchaÓner et, mÍme si "The Art Of Driving" est une bonne chanson dans la veine triphop-pop nouvellement chËre au coeur du trio, elle ne parvient pas ý passionner. Pourtant tout y est : la voix sÈduisante de la chanteuse, les paroles dÈrangÈes et la mÈlodie accrocheuse, mais comme on retrouve en face B un remix de "The Facts Of Life" (par Pulp) de toute beautÈ, l'attraction principale perd de son attrait. Et quand en plus, ensuite, arrive une reprise du "Rock'n'Roll Suicide" de Bowie qui fait de l'ombre ý l'original, on se demande si ce ep n'est pas montÈ ý l'envers.

IDLEWILD - These Wooden IdeasIDLEWILD - These Wooden Ideas
(Food)
Les Ecossais d'Idlewild secouent le cocotier de la brit-pop : tout en Ètant signÈs sur le mÍme label que Blur, ils s'en dÈtachent en apportant des guitares acÈrÈes et une Ènergie intriguante. "When I Argue I See Shapes" avait ÈtÈ la rÈvÈlation. "These Wooden Ideas" sera la confirmation. Avec ses paroles politicopop, ses voix en contre-chant, ses guitares entÍtantes et son orgue qui attaque au refrain, ce titre rappelle un temps les passages rock de REM. Mais Idlewild n'est pas (totalement) un groupe de jeune bourrins ý idÈes. Ils savent aussi maÓtriser l'acoustique et le "Actually Its Darkness" presque pop de la face B Èvoque They Might Be Giant.

EELS - Flyswatter
(Dreamworks)
Non, ce n'est pas vrai, "Flyswatter" n'est pas librement inspirÈ d'un titre de Madonna ("Papa Don't Preach"). "Flyswatter" est une chanson champÍtre sur les alÈas de la vie des nuisibles. Le cÙtÈ campagnard est surtout ressenti sur le remix polka du disque 2, qui est le plus intÈressant des deux volets de ce ep largement garni. E renoue avec les dÈlires mÈlodico-rigolos de "Beautiful Freaks" et garde des textes ý la frontiËre de la folie du deuxiËme album. Le temps d'une reprise, "Open The Door", il semble mÍme rechuter dans la claustrophobie de "Electrochoc Blues", mais cette fois-ci il garde une distance qui le sauve (de justesse) de la cure de prozac.

ST ETIENNE - Heart Failed [In The Back Of A Taxi]ST ETIENNE - Heart Failed [In The Back Of A Taxi]
(Mantra)
Des violons, des shala-la-tupdudu, la voix qui vous berce et quelques effets Èlectroniques de bon aloi, voilý le nouveau ep de St Etienne confirmant un retour triomphant aux territoires pop. Les arrangements de To Rococo Rot et de Sean O'Hagan sont du plus bel effet et il n'y a rien ý jeter sur ce ep doucement mÈlancolique. La promenade main dans la main avec le groupe commence sous les Èclaircies du titre phare, puis se dÈroule d'un pas lent dans la bruine de "Thank You", avant de finir par la beautÈ glaciale du clair de lune de l'instrumental "Bar Conscience". Groupe ý (boule ý) facettes, St Etienne enchaÓne la pluie et le beau temps.

 

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