singles - Tamborines, Saloon, Grubby, The Music

12/09/2001, par Gildas | Singles en bref |
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SINGLES - par Gildas et Josselin

THE TAMBORINES - Dressed Up to Better Feel the SunTHE TAMBORINES - Dressed Up to Better Feel the Sun
(Candy Records / Midsummer Madness)
Autant le dire tout de suite les Tamborines aiment les Byrds (avec un nom comme ça on s'en serait douté). Autant le dire tout de suite aussi ça s'entend mais pas trop. Si la façon de composer est assez proche, entre folk et pop avec guitare et harmonica baladeur, le son lui est plus moderne et rappelle autant les Pale Fountains (cette jolie trompette) que les pApAs fritAs (cette jouissive énergie). En 4 titres les Tamborines délimitent leur univers de guitares acoustiques et d'attitudes twee. Le premier titre “The Most Important Thing (has gone)” est un peu longuet mais une trompette salvatrice et un orgue promeneur détournent l'attention et les trois chansons suivantes relèvent très largement le niveaux. Apres Pelv's et sa power-pop racée, c'est au tour des Tamborines d'attirer notre attention sur la scène indie brésilienne et croyez-moi, ça vaut le détour. (Gildas)

SALOON/SONIC CATERING BANDSALOON/SONIC CATERING BAND - Impact/bodypop split single
(glamourpuss)
Avant même sa sortie ce single a eu les faveurs de John Peel qui a été tellement enthousiaste qu'il a invité les jeunes gens de Saloon à enregistrer une Peel session sur le champ. Il faut dire qu'Impact et sa sarabande de guitares et de Moogs racés est un des meilleurs titres du quintet anglais à ce jour (vivement l'album). Tout en volutes et en nappes, la mélodie s'installe peu à peu puis se fait plus insistante et laisse sa marque indélébile dans le subconscient. Pour la face b la prestation du Sonic Catering Band est le summum de la musique faite à la maison. Dans la cuisine même, pour être précis puisque, chaque son de ce titre a été enregistré lors de la préparation d'un plat (je vous laisse deviner lequel) et qu'ils ont été ensuite recyclés, triturés, juxtaposés pour composer ce titre. (Gildas)

GRUBBY - EpGRUBBY - Ep
(autoproduction)
Grubby? ça me dit quelque chose... une petite bête poilue écossaise ? non ? Enfin presque... celle-ci vient de Bretagne ( Auray ) et peut déjà surprendre sérieusement nos oreilles. Ce quatre titres mérite une attention toute particulière, amplement justifiée par une qualité d'écriture et d'intelligence sonore indiscutable... On ne peut pas réellement parler de "post rock" tortueux, mais plutôt de remaniement subtil et sincère d'une musique portée avec fougue et dévotion par Pavement ou Mogwai... Classique, me direz vous... Et bien non ! Grubby réussit à créer une atmosphère fragile et délicate faite de guitares puissantes et de mélodies manipulées avec finesse et précision. La voix de Sébastien Le Mentec, dès le premier titre "Movement" affirme ce talent et nous emporte dans le sillage d'une musique profonde et intense où Grubby joue et manipule nos émotions à sa guise. "Vibrato" et "Mademoiselle sait tout", deux morceaux instrumentaux à la construction agile et maligne peuvent même se permettre de rivaliser avec les maitres en la matière. Tout est fluide, précis... La dualité prononcée entre moment calme et distortion musicale se complait merveilleusement, se nouant autour d'une mélancolie possessive et attachante nous offrant de grands moments musicaux. " Fountain", véritable chef d'œuvre, marque les esprits par tant de souplesse et de tension... Une réelle amplitude sonore, des samples magiques et parfaits créant cette atmosphère envoutante de fragilité et de malaise permanent...
Grubby fait figure de grosse surprise, épate et réjouit... La preuve qu'il n'y a pas qu'en Ecosse que l'on sait faire preuve de talent ! (Josselin)

BERGER - EPTHE MUSIC - Take The Long Road And Walk It
(Hut recordings/ import)

Ça commence à devenir franchement lassant... Annoncé par le NME comme les nouveaux grands et prestigieux libérateurs de la scène musicale britannique (et oui, encore un autre...), The Music ne mérite pas vraiment tout ce tapage.
A travers ce premier 2 titres, le "génie" proclamé haut et fort ne fait pas encore réellement surface et reste même bien ancré au fond de l'océan des mauvaises reprises. En effet, le premier titre éponyme ("Take the long road and walk it") ne retranscrit qu'une partie ratée du "beggin you " des Stone Roses ( souvenez vous par la même occasion du "Discoteque" de U2...), une voix de fond criade, un faux psychédélisme... bref une mauvaise chanson, difficilement appréciable.
La face B de ce single, "The Walls Get Smaller", est un instrumental qui ne sauve pas réellement la mise... On y perçoit un semblant de vraie mélodie, attachée à une guitare aux sonorités ennuyeuses. On croit percevoir du Mogwai ou du Slint... mais non, on est très loin du compte !
Ce tout premier single de The Music ne respire pas le renouveau mais plutôt une lourdeur maintes et maintes fois remuée et resservie mais avariée. Ce tirage limité (c'est ce qui a peut être fait tendre les oreilles...) l'est autant que son intérêt (Josselin).

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