Singles - François Ribac Featuring Martin Newell, Vermont, Daniel Johnston

13/03/2002, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES - par Guillaume

FRANÇOIS RIBAC FEATURING MARTIN NEWELL FRANÇOIS RIBAC FEATURING MARTIN NEWELL - Another Way
(Gazul Records / Musea) [site]
C'est une idée saugrenue que celle de monter un opéra pop (surtout sans François Valéry). Pourtant, à l'arrivée, l'idée du compositeur lorrain François Ribac tient la route, et est bien loin d'un académisme conventionné et conventionnel, "Qui est fou ?" contient son lot de bonheurs musicaux qui ravira les fans de XTC ou de Divine Comedy période "Promenade", pour ne citer que les repères récents du genre. Preuve de goût ultime, pour compléter sa troupe éclectique, François Ribac est allé chercher deux vieilles idoles à nous, Martin Newell et Cathal Coughlan. Si ce dernier impressionne sur scène de sa voix sans égale, le premier lui n'est présent qu'en voix off durant le spectacle, par le biais des deux titres présentés ici en version enregistrée. Et le résultat est excellent, tant il est jouissif de retrouver la voix de Newell dans un écrin enfin à nouveau digne d'elle. Mention spéciale à "Dead Can Sing", pièce à la fois subtile et impressionnante de maîtrise, Newell faisant à merveille son nid dans les arrangements soyeux et inventifs de Ribac . Le rêve ? voir ces deux-là collaborer sur la longueur d'un album, et vite.

VERMONT - The KineticVERMONT - The Kinetic
(Tbilissi Recordings)
Nous sommes en 1986, les cd débarquent en force et font une grosse impression ("regarde, on se voit dedans"), mais le petit quarante-cinq tours cher à nos années mange-disque a encore de beaux jours devant lui. L'indie pop à guitare génération C86 également. Je ne sais par quel trou spatio-temporel ce petit disque tout vert de Vermont a atterri sur ma platine, entre une Black Session hype de Royksöpp et une énième écoute de l'album (énorme) de laudanum, mais les refrains très frais chantés par Sabine, les couplets toutes guitares dehors à la Brilliant Corners de Colin, le tout pimenté par quelques synthés joliment bidouillés (ce qu'on appelle une touche de modernité) ont vite fait de "Two Weeks From Everywhere" un compagnon fidèle des réveils en beauté. Impression confirmée sur la face B, avec "Figo" (hommage au ballon d'or portugais ?), jolie ballade chaloupée, et "Start Again", duo fille-garçon énergique mené par un orgue vintage et un clavier aquatique. Fermez les yeux : vous êtes en 1986, Belle & Sebastian et les Delgados ne sont pas encore nés, Vermont sont les maîtres du monde.

DANIEL JOHNSTON AND SLOW DEATH vs. THE INSTANT COFFIN - Sinning Is EasyDANIEL JOHNSTON AND SLOW DEATH vs. THE INSTANT COFFIN - Sinning Is Easy
(Pickled Egg)

Une pièce de plus à ajouter au dossier Johnston. Une pièce qui n'arrange pas son cas, forcément. "Punk rock psychedelic madness" dit le dossier de presse du label… et qu'ajouter à cette définition certes concise mais diablement pertinente ? Daniel débite sur le morceau titre de cette voix si poignante un texte halluciné en guise de précepte ("Le pêché, mode d'emploi") sur un morceau nerveux de "punk rock psychélique") et sur la face B c'est un très court, plutôt pop et tout autant poignant et déraisonnable ; "I Want you Back Into My Life" qui conclut l'affaire. Petit format, mais grand bonhomme.

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