Singles - Sciflyer, New Order, The Leaves, The Loves

22/05/2002, par Gildas | Singles en bref |
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SINGLES - par Gildas et Monsieur Morel

SCIFLYER ñ MeltSCIFLYER - Melt
[site]
Leur premier album de noisy-lo-fi sorti l'année dernière était particulièrement jouissif. La médiocre qualité de l'enregistrement (fait sur un 4 pistes à bandes des annèes 70 au fond d'un garage) était le seul obstacle à un plaisir d'écoute total. De retour avec un nouvel ep enregistré avec des moyens presque modernes (un tascam à cassette des années 80) le trio noisy californien a pondu 3 titres de pure beauté. "Slowfire" commence lentement, guitare/batterie en formation classique avant de se transformer peu é peu en un maelstrom sonique downtempo, un mur du son construit en shamallow qui impressionne autant par sa solidité que par sa douceur. "Studio Audience" enchaîne tout naturellement en multipliant les couches de guitares conviant l'auditeur à une orgie noisy pop ou les mélodies superposées se dédoublent, se vrillent, enchaînent les effets et finissent par hypnotiser l'auditeur qui ne demande que ça. "Powerline", le troisième et dernier morceau de ce monument sonore du début d'année, est une reprise d'Husker Du où Sciflyer démontre encore une fois son savoir-faire pour les mélodies tordues et le contrôle du bruit blanc. Sciflyer reprend les choses là où Slowdive et My Bloody Valentine les ont lâchement abandonnées et en plus ils se permettent de les faire avancer vers de nouveaux territoires épatants. Ce disque est mon premier éblouissement de l'année, j'en veux plus, toujours plus. (Gildas)

NEW ORDER & CHEMICAL BROTHERS ñ Here to stayNEW ORDER & CHEMICAL BROTHERS - Here to stay
Tiré de la BO du "Mockumentary" sur la vie de l'Hacienda "24 Hour Party People", "here to stay" est un single type de New Order. On y retrouve tous les signes distinctifs qui rendent leurs musique automatiquement reconnaissable : la basse ronde est là, les guitares hallucinées aussi, la rythmique martiale est bien là en arrière plan et les claviers ? Si si, tous présents au rendez-vous, les fans vont être heureux. Seulement tout cela a un léger goût artificiel qui laisse la bouche pâteuse après plusieurs écoutes et ce n'est pas le remix habile des frères chimiques qui va y changer quelque chose bien au contraire. Totalement fait pour les radios FM qui vont s'en donner à cœur joie en multi-diffusant ce single, "Here to stay" laisse quand même un peu le fan sur sa faim. (Gildas)

THE LEAVES ñ BreatheTHE LEAVES - Breathe
(7176/Import)
Nouvelle sensation islandaise et succès annoncé par la presse anglaise et JD Beauvallet, The Leaves nous arrive avec ces seuls trois titres pour coup d'essai. Il est vrai que le morceau éponyme a de quoi séduire: une intro au piano d'une mélancolie toute " Drakienne ", relayée par des guitares caressantes. La beauté de ce morceau n'émerge totalement que lorsque se greffent là-dessus claviers et voix éthérés pour un refrain à vous fendre le cœur, une ambiance pop onirique pas très éloignée de The Doves. " Favour ", le deuxième morceau s'enfonce, lui un peu plus dans la noirceur avec ses guitares acérées, vaporeuses et son chant sombre. Enfin " Alone In The Sun " évoque une brit pop de facture plus classique, sans grand intérêt. The Leaves, une alternative à Sigur Ros ? Possible… (Monsieur Morel)

THE LOVES ñ Boom-A-Bang-Bang-BangTHE LOVES - Boom-A-Bang-Bang-Bang
(Track and Field/Import)
Quel titre, déjà ! Quelle chanson, ensuite ! Imaginez un groupe yé-yé des années 60 ayant pour backing band les Television Personalities et boosté aux guitares rageuses et à l'orgue hammond. Vous obtenez alors The Loves. Ce single vous plonge dans une ambiance de bal de fin d'année d'un collège américain, telle que fantasmée par les adolescents européens. Un morceau parfait à se repasser en boucle pour danser le twist devant sa glace. Ce rock endiablé possède évidemment les limites de ses qualités, c'est à dire son côté référencé au possible et tendrement passéiste. Mais ne boudons pas ce plaisir, ce serait trop dommage. Et à y réfléchir, il ne doit pas exister beaucoup de groupes comparables aux Loves. Ajoutez à cela une face B qui n'aurait pas dépareillé au sein d'un album des White Stripes et vous tenez entre les mains "un pur moment de rock'n'roll". (Monsieur Morel)

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