Singles - Sébastien Schuller, Acetate Zero, Saint Joan

27/11/2002, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES - par Guillaume

SÉBASTIEN SCHULLER - Weeping WillowSÉBASTIEN SCHULLER - Weeping Willow
(Capitol) - [site]

Il faut se rendre à l'évidence (parfois même quand elle est soufflée d'avance par d'autres), le morceau titre de ce premier EP de Sébastien Schuller, "Weeping Willow", plane très très haut. Du genre de ces morceaux qui ne vous lâchent plus, qui vous obsèdent sans qu'on parvienne à trop savoir pourquoi. Il y a, bien entendu, ce côté rêveur, cette voix de mini Robert Wyatt avec des ailes, ces arrangements amples, à la fois riches et taquins, ce sens de l'espace, entre électronica et folk. Et puis ce petit côté intrigant, le fait qu'on reste sur notre faim, malgré les trois instrumentaux qui suivent et qui démontrent la maîtrise rare que possède le jeune homme de sa palette de sonorités et d'ambiances. Il faudra attendre l'album, mais d'ici là, ces quatre premiers morceaux permettront de tromper l'impatience.

SAINT JOAN - The Ice HouseSAINT JOAN - The Ice House
(Dakota Records) - site

Un tout petit peu moins haut dans le ciel, mon second morceau obsédant du moment fait moins de vague - ou alors elles ont gelé- et figure sur un single vinyl à la pochette approximative bien entendu très difficile à trouver dans notre beau pays. Il s'agit de "The Ice House", palais des glaces d'où s'échappe un séduisant post-folk alangui et dont l'architecte a pour nom Saint Joan. Ce qui fait la différence entre "The Ice House" et le commun du genre, c'est avant tout cette voix terriblement touchante, celle de Ellen Mary McGee, pas très loin d'une Kristin Hersh ou d'une Carla Torgerson par moment. Derrière, les deux Matt et Christophe tricotent admirablement un canevas instrumental rêveur et fascinant, flirtant parfois avec une version apaisée du "Mogwai fear Satan" (l'effet flûte sans doute). "All Things Melt", un peu moins scotchant dans l'ensemble, égale le morceau de la face opposée in extremis dans les arrêts de jeu par une partie chantée - je n'ose parler de refrain - aussi soudaine que magnifique. Groupe à surveiller.

ACETATE ZERO - Northland TragedyACETATE ZERO - Northland Tragedy
(Orgasm Records)
Difficile de faire plus confidentielle que cette (déjà plus très) nouvelle sortie d'Acetate Zero… Pensez donc, single vinyl trois titres, bel objet fait main, tiré à 100 exemplaires. On se sent donc intensément privilégié à l'écoute de ces trois titres une nouvelle fois excellents. "Decipher a Sex Relation", superbe chanson douce, berceuse malsaine que ne me chantait pas ma maman, sans doute un de leurs meilleurs titres dans cette veine là, puis "Hitting Me In The Face Wasn't A Good Choice", rugueux exercice sur lequel les parisiens poussent une nouvelle fois la lo-fi dans ses derniers retranchements, puis… j'arrête là, je préfère me réserver pour l'album imminent.

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