Singles - Thalia Zedek, Nacho Vegas

26/02/2003, par Fred Tuc | Singles en bref |
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SINGLES - par Fred

Quel rapport entre Thalia Zedek et Nacho Vegas ? A priori aucun. Et pourtant, à y regarder de plus près, leurs actualités musicales respectives semblent étrangement similaires. Découverts en solo grâce à deux magnifiques albums sortis en 2001, ils sont venus donner à des dates proches deux superbes concerts à la Guinguette Pirate. Les voici à présent qui s'entendent à nouveau pour livrer en même temps deux EP.

THALIA ZEDEK - You're A Big Girl NowTHALIA ZEDEK - You're A Big Girl Now
(Acuarela / Poplane)

Quelle joie de retrouver la voix unique de cette Américaine au physique marqué du sceau de l'expérience. Cassée au possible, je me souviens que, à l'écoute de Come, son précédent groupe, elle m'a longtemps fait douter du sexe de sa propriétaire.

Je ne vais tourner autour du pot : malgré toute l'admiration que j'ai pour cette grande dame du rock, ce maxi est une déception. Non pas qu'il soit mauvais. Disons que, après l'impeccable "Been Here And Gone", mes espérances étaient naturellement élevées. Certes, la voix est toujours aussi atypique et les ingrédients qui avaient fait la qualité de son premier album sont réutilisés (remarquables violon et piano notamment) pour produire ce folk-rock généreusement empli de tristesse résignée. Néanmoins, difficile de retrouver la magie qui m'avait transporté les autres fois, même si "No Substitions" et "JJ85" parviennent encore à me faire vibrer.

Et voilà, il ne m'en faut pas plus pour me retrouver face à mes contradictions : malgré son relatif manque de charme, ce disque me donne encore plus envie d'écouter le suivant, le vrai.

NACHO VEGAS - Miedo Al Zumbido De Los MosquitosNACHO VEGAS - Miedo Al Zumbido De Los Mosquitos
(Limbo Starr)

Lorsque je parle de voix, dans un registre différent, le beau Nacho Vegas n'est pas en reste, bien au contraire. Celle du senior, volptueuse et ronde, enveloppe délicatement ses compositions intimistes, et nous par la même occasion.

Je pourrais me contenter de vous parler de "En La Sed Mortal" et de la touchante façon dont Nacho Vegas sy excuse, sans misérabilisme, d'exister et d'être ce qu'il est pour vous convaincre qu'il faut acheter ce disque. Mais cela serait injuste pour les deux morceaux suivants, habités par la même joie de vivre et pleins d'une discrète et mélancolique pop à écouter en solitaire, au rythme du mélodica et du banjo qui les accompagnent.

Même l'ultime "Brujita", presque banal, ne suffit pas à empêcher ce disque d'être incontournable.

A quand un duo transatlantique bilingue mixte ?

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