Singles - Dirge, Frigo, Grubby

16/04/2003, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES - par Guillaume

DIRGE - DirgeDIRGE - Dirge
(site)
Chez les rouennais de Dirge, la formule instrumentale batterie-guitare-sample-violoncelle invite plutôt à lorgner vers le Canada (vous voyez de qui je veux parler), mais l'ajout en guise de fil rouge d'une voix masculine qui a sans doute trop bu de bière et trop écouté Arab Strap (deux trucs au demeurant plutôt louables) donne une unité toute personnelle à l'ensemble. Autres très bons points, les morceaux ne s'éternisent pas inutilement, le son est lumineux, les ambiances finement ciselées et jamais pesantes (à part peut-être "Teenage Me", un peu trop lyrico-cantatien à mon goût). Tout le reste est tout simplement superbement dosé et donne en particulier envie de découvrir le groupe sur scène.

FRIGO - XyzFRIGO - Xyz
(Site)
On ne pourrait mentionner ce EP autoproduit que pour mémoire, vu qu'il est sorti il y a maintenant plus d'un an. Mais une prestation impressionnante lors de la dernière édition des Festival des Inaperçus donne envie de mesurer le chemin parcouru : un peu moins scotchant sur disque que sur scène, mais en gros progrès depuis leur précédente démo, "Hot Songs", m'était passée sous le nez, la musique de Frigo n'en est pas moins résolument personnelle et d'une cohérence étonnante. Deux qualités rares pour qui entend, comme le trio, marier incursions électroniques et déflagration de guitares avec subtilité ("Close to...", "Friedrichstraße") pour bâtir un univers radical qui emporte tout sur son passage. Dois-je ajouter qu'il faut découvrir le groupe sur scène ?

GRUBBY - MonologueGRUBBY - Monologue
(Site)
Les bretons de Grubby n'en sont pas non plus à leur coup d'essai. Depuis peu, les monologues de Grubby se jouent à deux voix, puisqu'une chanteuse, Joanna, a rejoint Sébastien derrière le micro et le jeu en double n'est pas un des moindres atouts de ce EP. Plutôt tranquille au premier abord, la musique de Grubby sait se faire rageuse (la fin, excellente, de "Juste un peu"). Finement enluminée de quelques effets électroniques, enrobée d'arpèges de guitare, elle pénètre dans le ciboulot avec constance et obstination, non loin de très nobles références telles que Hood, Notwist, Blonde Redhead ou Playdoh. Même si l'on sent parfois le groupe comme cloué au sol par un retour de glaciation cold wave inopiné ("Juste un peu", encore) ou une brièveté frustrante ("Fix My Mind"), il y a là une intelligence et une finesse d'écriture qui ne demandent qu'à s'exprimer sur la longueur d'un album ou sur la largeur d'une scène.

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