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SINGLES
par Rodérick
et Guillaume
RAMPONNEAU
PARADISE - Ramponneau Paradise
(autoproduit) - [site]
Décidément, la Normandie me surprendra toujours !
Alors que les salles de concert sont squattées par
des hordes de groupes de reggae ayant tous un "vibration"
judicieusement glissé dans leur nom de scène,
il se développe une scène pop conséquente
de groupes pointus et talentueux.
Après Dirge, Sundayer et Maarten (pour ne citer qu'eux),
c'est donc Ramponneau Paradise qui pose les bases de sa
pop cultivée avec un premier EP (à ma connaissance)
contenant cinq titres. La pop à humeur variable de
ce duo (?) nous invite dans une bulle hermétique
aux éléments extérieurs, avec comme
seuls accompagnateurs des dialogues de films susurrés
et quelques voix plus ou moins présentes (le duo
de "outside of pictures" est à tomber).
Le résultat est souvent surprenant même si
on retrouve quelques passages plus familiers de pop "old
school", l'atmosphère qu'installe Ramponneau
Paradise est vraiment singulière (Migala est approché
par moments). La suite est attendue avec impatience !
(Rodérick)
ELISTA
- Debout
(Recall)
Le problème avec Debout, le titre très réussi
d'Elista c'est qu'il ne ressemble pas aux deux autres titres
de ce single. Alors, deux hypothèses peuvent être
avancées : soit "Debout"
est un concours de circonstance miraculeux parce qu'Elista
n'est qu'un groupe de variet' qui rêve d'être
estampillé "Europe2" ou alors "Debout"
reflète la musique d'Elista, "La nuit madrilène"
et "Perceval" (les deux autres) n'étaient
que des morceaux datant de l'époque où Elista
se cherchait encore.
N'ayant pas la réponse, je dirais juste que "Debout",
single mêlant la mélancolie de Superflu à
la puissance d'un Mickey 3D, laisse augurer du meilleur
pour Elista. Réponse sur long format ? (Rodérick)
SINNER
DC - Audio Vidéo
(Polaris
/ Mosaic)
Les Suisses de Sinner DC en avaient étonné
plus d'un en 2001 avec un album mêlant electro froide
et guitares glacées. A ce disque brumeux et mystérieux
succède "Audio Vidéo", son complément
hybride sur lequel Sinner DC compile et revisite. Compile
tout d'abord avec une partie vidéo qui regroupe trois
clips tirés des sessions d' "Ursa Major"
et deux inédits extraits de ces mêmes sessions.
Deux titres qui enfoncent le clou et prouvent encore une
fois que les Sinner DC savent écrire de belles mélodies
flottantes agrémentées ça et là
de blips à propos. Mais ces deux titres prouvent
aussi et surtout que Sinner DC a atteint un somment en matière
de chant susurré, chuchoté, sur le mode du
secret qu'il faut partager. Pour la revisite il y a aussi
cinq remix. "Porcelain" l'un des meilleurs morceaux
d' "Ursa Major" est torturé et concassé
par les rythmes en boite et les parasites qui sifflent.
"Piano" (l'autre meilleur morceau) nous est livré
nu, plein d'espace dans un registre proche de ce qu'Air
peut faire de mieux. Vient ensuite une performance sonore
des autres Suisses à suivre de Velma qui reprennent
"On The West Side", le clochardise avant de l'introniser
roi des étoiles pour une rave improvisée.
(Guillaume)
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