Singles - The Lucksmiths, The Steinbecks, Finery Scrawled

31/12/2003, par Guillaume Sautereau | Singles en bref |
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SINGLES par Guillaume


THE LUCKSMITHS - A Little DistractionTHE LUCKSMITHS - A Little Distraction
(Matinée)
Les Lucksmiths détiennent une formule magique, celle de la pop song parfaite ou pas loin, et ils trouvent encore le moyen de la raffiner. Démonstration une nouvelle fois sur ce nouvel EP 6 titres, très réussi. Toujours aussi doués sur les titres entraînants ("Succeslessness" et "After the After Party", les deux pics du disque), les Australiens s'améliorent sur les titres plus lents et tristes, sur lesquelles ils frôlaient parfois l'anecdotique ou l'hyperglycémie par le passé, jusqu'à oser ouvrir cet EP par l'un d'entre eux, "Transpontine", enjolivé avec goût de quelques notes de piano. Parce que trop gentils, trop fins et sans doute trop honnêtes, les Lucksmiths ne sont probablement toujours pas près d'aller détrôner Travis (gentils mais pas fins) en haut des charts, ni même, au niveau d'en dessous, Belle and Sebastian. Et pourtant... Sur "Successlessness", Marty brode sur le thème de l'amour en période de vaches maigres ("One day we'll be poor no more / I'm almost sure enough / Before then let's not let successlessness / Get the best of us, my love"). C'était déjà un peu le sujet de "Midweek Midmorning" sur l'album précédent. C'était aussi celui du "Jane" des Smiths voilà 20 ans. Il y a pire comme référence.


THE STEINBECKS - Branches and Fronds Brushing The WindowsTHE STEINBECKS - Branches and Fronds Brushing The Windows
(Low Transit Industries)
Australie toujours avec le retour des frangins Meadows après une bien longue absence depuis leur "Recorded Music Salon" de 2000 pour un six titres long en bouche et très varié. Si la première écoute peut s'avérer un tout petit peu décevante - on pense parfois à une version un peu rustaude des Lucksmiths -, les suivantes révèlent progressivement l'étendue de la palette des garçons. En effet, si le groupe ne rechigne pas à faire saillir ses muscles (le refrain du pacifiste "Guilty Spring"), ce n'est jamais au détriment des mélodies qui se faufilent au milieu de rythmique plus carrées. Subtilement produites (un coup d'orgue par là, une batterie frémissante par ici), ces six chansons séduisent toutes à leur façon, à l'arraché comme "Arafura Sea" ou immédiatement comme "Song For Today" (l'évidence des Lucksmiths en plus rock'n'roll, c'est là). Et puis il y a ces deux morceaux qui ferment le bal, le chaloupé et radieux "Mens Suit Here" (quasi tube ?) ou le calme "Trying To Hard", qui n'en finit pas de finir. Un album en 2004 ?

FINERY SCRAWLED - Welcome InFINERY SCRAWLED - Welcome In (3)
(Z&Zoé Records)
Pendant ce temps-là, en France, sur l'attachant label d'Auch Z & Zoé (dans le climat actuel, presqu'un survivant), les Finery Scrawled poursuivent leur grande oeuvre, à savoir un vrai faux album découpé régulièrement en tranches de cinq singles dont voici le troisième. Bonne idée que ce découpage, car la longueur d'un ep sied davantage à la délicatesse des morceaux du groupe. Et puis ça a le mérite de faire durer le suspens. Pour le reste, on frôle toujours ici la perfection, avec des mélodies en or et un soin tout particulier apporté aux harmonies vocales. Beatles première période, Beach Boys aussi. A noter le deuxième morceau, "In The Movie", qui part joliment dans les décors. Une petite surprise appréciable... en attendant les deux derniers volets de l'aventure !

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