Singles - Interpol, the Paddingtons, Kings of Convenience

21/12/2004, par Gildas | Singles en bref |
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SINGLES

INTERPOL - Slow HandsINTERPOL - Slow Hands
(Labels)

Un peu avant que n'arrive "Antics", ce "Slow Hands" marquait un retour attendu pour Interpol, deux années peu prolixes en nouveaux morceaux s'étant écoulées depuis la sortie de "Turn on the Bright Lights". C'est tête baissée que le groupe se lance dans ce "Slow Hands" simple mais terriblement accrocheur et entêtant. Deux relectures sont proposées en sus de la version album : Dan the Automator a déconstruit puis reconstruit le morceau sur une rythmique plus heurtée que l'originale. La voix de Paul Banks en sort gagnante. Sur la version déshabillée de Brit Daniel (le leader de Spoon), c'est la basse de Carlos D. qui tient le haut de pavé, la rythmique flirte avec le disco, et c'est plutôt pas mal même si assez galvaudé. Un titre en triple donc, pas assez pour dissiper le mystère Interpol. La seule évidence demeurant le culot de ces jeunes hommes : quand on se traîne une vilaine accusation récurrente de pompage de Ian Curtis, chanter une phrase comme "Can't you see what you've done to my heart and soul", il faut tout de même oser... One will burn, Paulo. (Guillaume)

THE PADDINGTONS - 21THE PADDINGTONS - 21
(Poptones)
Bon, un jour, il faudra s'intéresser de près à cette scène ahurie des nouveaux punks anglais. Les Libertines, The Others, Art Brut, Babyshambles et maintenant les Paddingtons. Ils donnent des concerts dans leurs chambres ou dans la rue sans prévenir personne mais invariablement ça se finit en bataille rangée, se battent devant la chambre de la Reine, essayent de réinventer 1976 en 2004. Les Paddingtons, quant à eux, viennent de Hull et ont choisi leur nom en fonction de la gare londonienne ou de l'ours péruvien du même nom, l'histoire change en fonction du nombre de pintes ingurgitées et du degré d'arrogance. Les chansons ne dépassent pas les 2 minutes 30. La musique est toujours la même, 3 accords de guitare, une batterie basique et une basse vrombissante. Les paroles parlent de filles qui boivent du gin dans des backrooms un peu glauques, ou qui sont bonnes mais alors vraiment, vraiment bonnes... le résultat n'est pas pitoyable mais n'aurait pas attiré l'attention à la fin des années 70, alors pourquoi est-ce que ça devrait être différent maintenant ? (Gildas)

KINGS OF CONVENIENCE - I'd Rather Dance With You.KINGS OF CONVENIENCE - I'd Rather Dance With You...
(Source)
"Misread" n'était pas le premier single idéal et les KOC se sont un peu cassé les dents dans les charts anglais. Un peu trop sérieux, un peu trop gnognotte, carrément trop ennuyeux en fait, pour un public anglais habitué à Robbie Williams et Eminem. Mais "I'd Rather Dance With You (Than Talk With You)" rattrape les choses. Ce single a un petit côté lads en bringue le samedi soir, un petit côté hooligan trop sûr de lui. Bien habillé avec des cordes en pagaille qui épaississent sa carrure et une mélodie entêtante comme un chant de supporter. Ca marche et c'est tant mieux. (Gildas)

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