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SINNER DC - Ursa Major
(spirit of Jungle / Wagram)
Déplorer la quasi inexistence de la Suisse sur la mappemonde du rock (et Stéphane Eicher, alors ? NDLR), voilà qui pourrait faire un très bon début d'article, coco. Seulement voilà, céder à la facilité pour parler de la musique de Sinner DC, ce serait singulièrement manquer d'à propos tant le groupe marque d'entrée son territoire avec finesse : rythmique semi-électro subtilement glaçante, guitare slide, bleeps judicieux, voix inspirée et lointaine, à la limite du chuchotement, l'album semble s'installer dans le coton ("Piano"), un coton trompeur qu'on craint à chaque instant de découvrir hérissé de bris de verre. Avec "Porcelain", l'ambiance se réchauffe quelque peu, et "Ambush" le prouve sans équivoqie, Sinner DC fait de la pop, avec un sens de l'espace qui rappelle le Swell des grands jours et une capacité jamais vue à faire gronder des prémisses dorages en montagne sans jamais les déclencher. Malgré lhomogénéité impressionnante de ces 14 titres, pas de formule systématique, tout ici est suggéré plus qu'affirmé, révélé plus que martelé et une recherche sonore indéniable n'a jamais l'idée incongrue mais pourtant courante de prendre le dessus sur les chansons... comme si Sinner DC avait plongé la pop la plus pure dans le brouillard et l'en avait ressortie nue et belle comme jamais. Tout simplement.
Guillaume
Yeah, I know
Blind Formated
Piano
23 Rock Guitar
(always warmer) on the western side
Intern
Porcelain
Ambush
the murderer
slow pace corp.
Ezechiel
Answering tune
Dinner city
Believe II
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