> edito
accueil
> recherche
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> sambassadeur
european
> chapelier fou
613
> vale poher
tauten
> clara clara
interview
> villeneuve
dry marks memory
> yoyoyo acapulco
the pleumeleuc...
> jean-louis murat
le cours ordinaire...
> la route du rock
collection hiver 2010...
> these new...
hidden
> busty duck
zoomorphic
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
SIOUXSIE
AND THE BANSHEES - Kaleidoscope
acheter
ce disque
Relativement
calme par rapport au précédent ("Join
Hands"), ce disque est entièrement composé
par Siouxsie et Severin, à l'exception de "Trophy"
qui bénéficie des apports de John McGeoch,
de Magazine, qui avec l'ex-Sex Pistols
Steve Jones, vient prêter main forte au groupe alors
dépourvu de guitariste attitré, après
la défection impromptue de John McKay. Budgie fait
à cette occasion son entrée en tant que Banshee
permanent, après les avoir accompagné en concert.
"Happy House" :
un des singles majeurs du groupe en ouverture, pour évoquer
la folie qui toujours flirte avec la musique des Banshees
: "its safe and calm if you sing along", tout
le monde est heureux et il ne pleut jamais. Repris à
toute volée en concert, ce titre offre aux Banshees
un succès dans les charts. Le reste de l'album réserve
toutefois des chemins plus difficiles, et dès le
deuxième titre, "Tenant", une atmosphère
plus inquiétante s'installe, le morceau fait durer
un suspens sinueux et claustrophobique tout au long des
3 minutes 40, sans jamais vraiment oser l'attaque. "Trophy",
en revanche, frappe plus franchement, et scande sa vision
de la décrépitude, des anciennes gloires "young
voices grow thick and old" dont les portraits ornent
des musées poussiéreux. "Hybrid"
fait entendre un saxophone languissant et plaintif, et Budgie,
qui s'est désormais installé à la batterie,
applique ici un rythme parfait. "Clockface" est
quasiment un instrumental, puisque des vocalises accompagnent
de "oh-oh" les méandres de ce court morceau.
La basse de Severin se niche comme souvent dans un registre
plus aigu, et la voix ferait presque office de seconde guitare.
"Christine", une
des chansons les plus connues des Banshees, basée
sur l'histoire d'une jeune fille souffrant d'un syndrome
de personnalités multiples, et ayant développé
pas moins de 22 personnalités différentes,
"22 faces", maladie que ne cesse de craindre Siouxsie,
qui s'est souvent plainte de ressentir ce genre de trouble.
"Desert Kisses" fait écho aux morceaux
précédents par son rythme majestueux, ondulant
et mélancolique. "Red light" est un bel
exemple de la façon qu'a Siouxsie de créer
une atmosphère inquiétante et, il faut bien
l'avouer, un peu glauque. Le clignotement impudique de l'objectif
des photographes, le modèle qui pose avec une "moue
professionnelle", son portrait est des plus saisissant.
"Paradise Place", encore un single, et encore
une fois repris sur les chapeaux de roues en live (voir
sur "Nocturne"), est une chanson où les
Banshees montrent qu'ils peuvent composer "efficacement",
sans pour autant succomber à la facilité.
Et toujours, les textes inimitables de Siouxsie : "Do
you notice my eyes, are they in the right place?".
"Skin" : un combat inlassable de Siouxsie, à
savoir l'écologie.
Ici le constat est celui
que l'on peut attendre de l'Ice Queen, sans détours
et sans pitié : "Ermine smother fat women",
aboyé sur une musique oppressante et impérative.
Laurence Fabien
A lire également
sur Siouxsie And The Banshees :
la biographie du groupe
Happy House
Tenant
Trophy
Hybrid
Clockface
Lunar Camel
Christine
Desert Kisses
Red Light
Paradise Place
Skin
|