Soirée Spirit of Eden à l'i.Boat (Bordeaux), le 26/02/2012

05/03/2012, par | Concerts |
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Comme chaque mois, le bateau bordelais accueillait un festival, qui venait ainsi présenter une partie de son univers et des artistes qu'il défend. Ce soir-là, c'était le festival Spirit of Eden à l'honneur.

Slime

C'était un dimanche soir, et le public semble dans un état gentiment comateux : il n'est pas tard (à 19h, c'est le coup d'envoi), et tout le monde laisse une belle distance entre la scène et soi, créant une espèce de fosse vide. Toujours est-il que c'est le groupe Slime qui ouvre les débats. En fait, il s'agit du projet d'un jeune anglais, Will Archer, qui se met dans le sillon des Four Tet, James Blake et compagnie. Autrement dit, c'est pas trop mon truc, mais - parce qu'il y a un mais - c'était franchement bien, bien conçu, bien mené, avec ce qu'il faut de dosage entre le vaporeux et le terre à terre, entre les longues plages tranquilles, les beats et les passages plus organiques (saxophone bienvenu, il y a même du violon), et même si le groupe (le live-band de Vondelpark) dans son entier est quasiment muet, les quarante minutes qui leur sont dévolues constituent un bon moment.

Money

Money doit prendre la suite. Outre leur nom qui les rend à peu près impossible à google-iser facilement, ils sont un peu l'attraction du début d'année, et même d'un peu avant. Comme pour Wu Lyf l'an dernier. D'ailleurs, ils viennent de Manchester eux aussi. Mais toute hype écartée, c'est pas mal du tout, voire même très bien par instants. Le groupe est un quatuor, formation classique, mais la musique l'est déjà un peu moins. Doté d'une belle puissance sonique, n'hésitant pas à appuyer quand il le faut, entre des structures post-rock et un lyrisme crépusculaire, Money séduit aussi grâce à une forte aura de mystère autour des membres du groupe (pas de lumière directe sur le chanteur, des films en super-8 en fond de toile). Le public aura donc passé trente minutes (oui, c'est court) avec un groupe dont il n'aura pas vu grand chose, mais dont le potentiel mérite une mise sous surveillance bienveillante.

Merci à R. Bordes et à l'i.Boat.

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