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SOLTERO
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"Single
Good Evening"
(Ben Macri, bass)
Honnêtement,
je ne me souviens pas du moindre
truc à propos
de l'enregistrement de "Single Good Evening" à part
Alex jouant de la guitare.
L'une de ces formidables opportunités
du studio, où vous pouvez monter l'ampli jusqu'à 10
et faire hurler la guitare.
C'est parfaitement sorti.
(Tim Howard)
Il
y a je crois au début de cette chanson, un piano, un
accordéon, et même un enregistreur que Jesse et moi
avons rajoutés longtemps après que la chanson a été mixée
dans le studio de Tim Shea.
J'avais l'ambition secrète de
faire sonner le début de la chanson de façon aussi dense
qu'un titre des Pogues. Et
comme vous pouvez le voir... ça
n'a pas marché.
"Four
O'Clocker"
(Ben Macri)
Quand
Tim et moi avons décidé notre voyage en Irlande,
en 2002, on a voulu aller à Cork, pour faire sonner les
cloches de St. Anne's of Shandon. L'idée d'utiliser les
cloches d'une église nous excitait beaucoup tous les deux
et j'ai bien pris soin d'apporter mon enregistreur, au cas où quelque
chose en ressortirait, que ça vaille le coup d'utiliser.
Le
jour où nous sommes allés visiter l'église,
il faisait gris, froid et humide.
Faire sonner les cloches
fut une expérience particulièrement
discrète.
Tu avances dans l'église, et après quelques marches,
tu y es déjà, les sonneurs de cloches sont là qui
s'accrochent à la corde. Personne n'était là pour
nous montrer quoi faire. Après avoir joué avec les
cloches un moment, je suis
descendu dans la rue pour enregistrer
ce qui allait devenir 4 o'clocker.
Bien
qu'il pleuvait à ce moment là, j'appréciais
rester là et écouter Tim jouer. Des années à écouter
les cloches d'église toutes les heures nous ont rendu familiers à leurs
intrusions régulières et nous prenions leur son comme
une certitude. Je pense donc
que c'est très cool (et un
peu PUNK) de visiter une ville
comme Cork, où tout le monde
peut faire sonner quand il
veut les cloches d'une église.
Je me faisais la réflexion, au coin de la rue, et à des
dizaines de milliers de kilomètres de chez moi, en écoutant
cette mélodie. Plus tard, le même jour, j'écoutais
ce que nous avions enregistré et pouvais entendre chaque
note comme si j'étais encore là-bas.
"Acadian
Coast"
(Ben Sterling)
Je
pense que Tim croit encore
aux vertus transformatrices et au pouvoir bénéfique de l'amour romantique. C'est incroyablement
naïf, mais cette pensée inamovible est probablement
ce qui le pousse à écrire ce genre de ruminations
blessantes et aigre-douces sur le même sujet. Nous sommes
tous profondément seuls et incapables de quoi que ce soit
sinon de connections cursives et égocentriques avec les
autres. Dans ses chansons,
Tim le sait. Dans son coeur,
il ne le sait pas.
"Songs
of the Season"
(Tim Howard)
Encore
une chanson dont je pensais
qu'elle aurait pu n'être
faite que de la voix et de
la guitare, avant que je
commence à l'enregistrer.
Jesse n'aime pas ajouter la
batterie après la guitare – j'imagine
qu'aucun ingénieur du son n'aime vraiment ça – mais
je trouvais la chanson terriblement
ennuyeuse jusqu'à ce
que je la remplisse à mort de sons. Le grand Ben Chaffee
est venu pour m'aider avec
les voix. Le chant de Jesse ne
faisait pas l'unanimit é.
(Tim Blevins, encore plus saoul)
Comment
faire pour écrire quelque chose qui puisse avoir
la prétention d'être intemporel ? Ce que je veux dire
c'est que tu délivres une future capsule temporelle, pas
seulement un enregistrement
d'humeur, mais quelque chose
de déterminant
pour ta vie. Be
it the college term, a stay
in someone's bed or, the festive
wallet-bashing break of the holidays, something
becomes etched
in a proper remembrance that
might as well distort itself
the following day. (Une compile
POPnews offerte au lecteur nous proposant une
traduction valable pour cette
phrase). Les discours émis
sur les mots censés former une phrase en cours de construction.
VOILA pourquoi on doit BOIRE.
"Ghost
at the Foot of the Bed"
(Joe Sullivan)
Bien
que je vivais avec Tim Howard
pendant qu'une bonne partie
des chansons de Hell Train ont été écrites,
je ne me souviens pas avoir
entendu cette chanson avant d'avoir
eu l'album définitif entre
les mains. J'étais scié de
l'entendre. C'est une telle
déflagration d'énergie. La façon
dont la musique vous attaque
dès le début, particulièrement
la batterie, m'a frappé les oreilles. Les lignes vocales
en falsetto sont géniales. Et le marasme final est purement
magique. Le son de guitare
me fait penser à "Rain" des
Beatles.
(Ben Macri)
Alex
prend beaucoup de place dans
mon souvenir de "Ghost." Son
solo dans l'outro était différent à chaque
fois et j'aimais beaucoup guetter
ce qu'il s'apprêtait à faire,
j'étais donc très excité à l'idée
de ce qui arriverait sur le
disque. Alex ne m'a pas déçu,
en coupant court à la jam par une séquence à la
Television, du meilleur effet.
(Tim Howard)
Il
y a quelques années, lorsque j'étais omnubilé par
une éducation rock éventée, je pensais qu'une
chanson devait sonner "étroite". Jouer avec Casey
a définitivement changé mes idées à ce
sujet... maintenant, je veux
que le rock sonne comme si
le Radeau de la Méduse
jouait dans l'œil du cyclone.
"Rosie
Day"
(Jesse Kudler)
Tim
est venu chez moi pour enregistrer
cette chanson, ce qu'on a
fait. Nous avons enregistré plusieurs prises, à différents
rythmes, avant d'obtenir cette dernière version.
Nous
avons dépensé beaucoup de temps et d'énergie à essayer
de traquer cette magie. Ensuite,
Tim m'a appelé pour me
dire qu'il avait enregistré une version vraiment, vraiment
meilleure, tout seul chez lui,
sur son 4 pistes. Il a probablement
dit "ça sonne comme
une sucrerie", parce que c'est
quelque chose que Tim dit volontiers.
Curieusement, à cette époque là, j'ai rencontré une
fille du nom de Rosie, et j'ai découvert complètement
par hasard qu'elle avait suivi des cours avec Tim Howard. "Je
pense qu'il éprouvait quelque chose pour moi", m'a-t-elle
dit. Je l'ai dit à Tim. "Oh, oui, j'étais fou
d'elle", m'a-t-il répondu.
"Cette chanson n'a rien à voir avec ça," précise
Tim.
Propos recueillis par
Guillaume
et Jean-Charles
Merci à Gildas et David, pour
l'aide à la traduction
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