Soltero, Phil Collins et le bal de fin d'année

17/08/2006, par Jean-Charles Dufeu | Edito |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Il y a, dans la discothèque de Tim Howard, un certain nombre de choses pas vraiment étonnantes : quelques Will Oldham, des Neil Young, Kinks, Beatles et autres classiques... Et voyez ce qu'on trouve sur la porte de la chambre. {{20060815005219_simonetgarfunkel.jpg}} Ces deux personnages m'ont d'ailleurs été initialement présentés comme papa et maman Howard. Mais il se pourrait fort que ce soit une plaisanterie... Il y a aussi chez Tim, comme chez toute personne normalement constituée, une admiration sans borne pour Bob Dylan (demandez-lui de vous expliquer les paroles de "Talking Bear Mountain Picnic Massacre Blues", vous n'y comprendrez sans doute toujours rien, mais vous comprendrez sans problème qu'elles sont hilarantes). Mais, évidemment, ce serait un peu trop simple de s'en tenir là. Parce que Tim est un peu le genre de personnes passionnément débordantes dont les goûts en matière musicale sont difficiles à museler, dans tous les sens du terme. Thin Lizzy, Nirvana, Led Zeppelin, Fugazi (qui sont, il faut le dire, vénérés comme des demi-dieux ici) occupent autant de place dans sa discothèque que Stevie Wonder, Curtis Mayfield ou les... Bee Gees. Le genre de type à interrompre n'importe quelle discussion pour s'extasier sur un passage d'une chanson de Weezer, à commenter pendant cinq minutes les paroles d'un morceau de Black Sabbath, pendant dix minutes une seule ligne de Modest Mouse, à chanter sur du ZZ Top en voiture ou à suspendre des ébats amoureux pourtant très attendus (notez le travail d'investigation sur ces points de détails véridiques...) pour aller retourner un 33 tours de Steely Dan. {{20060815011113_disques.jpg}} Ajoutons à cela que cet horrible personnage n'hésite même pas à raconter comment une version live de "Free Bird" par Lynyrd Skynyrd, entendue sur une autoroute quelconque, peut lui donner la chair de poule intégrale. Ou comment une chanson de Phil Collins, que par pudeur, je n'ose pas citer ici (et aussi parce que j'ai oublié le titre) peut l'obséder au point de devoir être écoutée quotidiennement pendant une semaine, et ce de façon totalement assumée, en tant que vrai fan qu'il est, le bougre. Voilà notre homme. Un obsédé des juke-box (pas seulement mais quand même) qui va jusqu'à passer du Van Halen et Guns'n Roses dans la même sélection et affirmer la minute d'après que la musique qu'il préfère est celle des bals de promo de la fin des années cinquante. Et avec tout ça, comment voulez-vous qu'on lui fasse confiance pour écrire de bonnes chansons ?

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews