The Starving but Happy Team - Interview

11/06/2003, par Stéphane Buron | Interviews |
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Dans la chronique que Popnews a faite de "Starving but Happy", on disait : "cette compilation ridiculise bon nombre d'artistes electronica qui feraient bien de regarder de ce côté avant de s'aventurer à produire une énième copie blafarde des références du genre en triturant leur beau Cubase fraîchement installé." Je ne suis pas loin de penser la même chose sur "Starving But Happier". Tu en penses quoi, toi ?
Uff, c'est beaucoup trop flatteur... Merci.. Mais... hum nous ne cherchons pas à être une "ecole d'indietronic" ou quoi que ce soit de ce genre... Les gens devraient produire ce qu'ils veulent, comme ils le veulent... "Starving but Happier!", c'était surtout un peu notre façon à nous de tourner le dos à
certaines choses, à certains courants ou à certains styles... Pas nécessairement "style-police" parce que nous avons aussi demandé à quelques artistes microsound très talentueux qui finalement n'ont pas pu nous rejoindre parce qu'ils étaient trop occupés... Ou d'autres, plus electronica... C'est vraiment juste une humeur. Plus sombre. Signe du temps. Il semblerait que nous ayons tous eu un hiver difficile... :-)

J'ai l'impression que vous avez privilégié ce qu'on appelle parfois "l'indietronica", sur cette deuxième compil, avec plus de voix que sur la première, un format souvent plus pop. Elle est plus sombre, mais aussi plus "habitée", avec souvent de "vrais" instruments... Quelle est la différence entre "Starving but Happy" et "Starving but Happier", selon toi ?
C'est sûr, nous tendons vers les chansons. En fait, la plupart des dernières sorties mélodiques electronica nous ennuient à mourir.. Trop de copycats, toujours les mêmes sons.. On nous mettra peut-être en relation avec cette scène mais nous n'écoutons plus trop ce genre de trucs..

Vous avez quels projets ? Monter un "vrai" label en dur ? Sortir des disques à vous ? Une troisième compil ?
Il nous faudrait être sûrs de pouvoir établir une bonne distribution avec en prime l'éternelle question d'argent... C'est un peu le cliché post-moderniste actuel : la difficulté de vivre et puis une brève épiphanie éphémère qui donne soudain un sens a tous ces obstacles.

propos recueillis par stéphane
merci à Nicolas

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