Steeple Remove - Electric Suite

03/11/2008, par Cyril Lacaud | Albums |
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STEEPLE REMOVE - Electric Suite
(3rd Side Records / Discograph) [site] - acheter ce disque

STEEPLE REMOVE - Electric SuiteOn a tendance à l'oublier, mais cette bonne vieille ville de Rouen nous a offert deux des plus beaux spécimens que le rock ait connus dans notre doux pays : les feignants Olivensteins et les trop classieux (pour les voisins) The Dogs. On peut désormais ajouter à ce brillant palmarès le quatuor de Steeple Remove, qui comme ses illustres aînés cultive un certain dandysme.
L'aventure Steeple Remove commence en 1996 auprès du label de Jean Pierre Turmel Sordide Sentimental lui aussi basé à Rouen, un label synonyme d'une certaine exigence artistique et intellectuelle mais cantonné (volontairement ?) dans une sphère assez confidentielle. Il faut dire qu'avec son univers froid et répétitif qui rappelle certains délires de la scène cassette post-industrielle anglaise (Storm Bugs et compagnie) quel autre label français aurait pu sortir "The Importance of Being Steeple Remove" ?
Plus de dix ans après, le groupe aime toujours les ambiances répétitives et le fait de collectionner les synthés analogiques mais le propos se veut beaucoup plus pop. Ce qui frappe en premier lieu c'est la qualité de la production, limpide et efficace.
Ensuite le groupe semble avoir trouvé la formule idéale : un rock lumineux, racé, baigné dans des nappes de synthés et servi par des compositions brillantes.
Entre "Images", un hit en puissance digne des plus grands moments de la "Motorik Music" et le bien nommé "Somerset Lights" avec ses guitares contemplatives qui rappellent la lumière blanche des compositions de David Pearce (Flying Saucer Attack), le groupe varie à merveille les climats avec un sens du contraste étonnant.
En onze compositions toutes essentielles, entre les rythmes hypnotiques du rock allemand des années 70 et les guitares acérées du meilleur de la pop anglaise de la charnière des années 80-90 (Spacemen 3, My Bloody Valentine), Steeple Remove a placé Rouen comme le barycentre inattendu d'un électro-rock qui manie aussi bien la transe que l'élégance.

Un disque quasi parfait dans son genre à conseiller de toute urgence à ceux qui s'endorment après les trois premières notes de Moog du dernier album de Stereolab.

Cyril Lacaud

 

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