Sufjan Stevens - Come on Feel the Illinoise

album de la semaine du 21/09/2005, par Marc Schmit | Albums |
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SUFJAN STEVENS - Come on Feel The Illinoise
(Asthmathic Kitty / Pias) [site] - acheter ce disque

SUFJAN STEVENS - Come And Feel The IllinoiseQuel bonheur ! On imaginait pas que l'Illinois puisse à ce point ressembler au pays des merveilles. Peut-être qu'il suffisait seulement de trouver le bon guide, en tous cas celui qui serait capable de nous emmener dans une magnifique balade à travers le temps et l'espace, et sache nous conter à chaque étape des histoires, celles des lieux, celles des gens ou la sienne.
A un point qu'il en devient difficile de s'extraire de notre béatitude pour raconter la visite, tant le gaillard est doué. On connaissait sa voix subtilement caressante, avec laquelle il habillait déjà ses récits dans les précédents "Michigan" et "Seven Swans". Mais il peut aussi se permettre d'élargir sa palette musicale dans les directions les plus variées, et avec le naturel le plus confondant.
Là où d'autres (Mojave 3) survolaient la campagne anglaise en ballon, on a parfois le sentiment qu'il nous entraîne pour un tour dans la soucoupe volante du titre initial. Il peut alors nous faire surfer sur des sommets de pop délicatement nostalgique, lumineuse et belle à pleurer ("Chicago", "Predatory Wasp of the Palisades..."), redescendre pour d'émouvantes ballades terriennes folk ("John Wayne Gacy Jr", "Casimir Pulaski Day") ou bluesy ("Jacksonville"), voire, en passant, faire un coucou à ses potes Robert Smith ("Come on! Feel...") ou Morricone ("To the Workers"...).
D'autres escales nous emmènent vers des rivages plus mélancoliques et sombres, de "The Seer's Tower" aux cuivres guillerets de "The Tallest Man, the Broadest Shoulders", pour finir, sur "Out of Egypt...", par une ultime traversée de l'espace aérien en mode hyperespace.
Tout ceci sans compter qu'en passeur attentionné, il ne lésine jamais pour nous sustenter d'orchestrations riches et impeccables, le tout arrosé de choeurs le plus souvent extatiques. Les titres eux-mêmes, qui font parfois davantage office de synopsis, concourent aussi à un sentiment d'éblouissement et de profusion qui ne tourne jamais à l'écoeurement. C'est au contraire l'âme et les jambes légères qu'on traverse la visite (une heure et quart et 22 titres, tout de même).
Il paraît qu'il va continuer son itinérance à travers tous les Etats américains. On le suivra donc, avec l'espérance un peu folle qu'il emporte dans ses valises suffisamment de trésors pour tenir la distance. Mais en attendant, pour cette fois-ci, on ne mégotera sûrement pas sur le pourboire.

Marc Schmit

Concerning the UFO Sighting Near Highland, IL
The Black Hawk War, or, How to Demolish an Entire Civilization and Still Feel Good About Yourself in the Morning, or, We Apologize for the Inconvenience But You're Going to Have to Leave Now, or, "I have fought the Big Knives and will continue to fight them until they are off our lands!"
Come on! Feel the Illinoise!
John Wayne Gacy, Jr.
Jacksonville
A Short Reprise for Mary Todd, Who Went Insane, But for Very Good Reasons
Decatur, or, Round of Applause for Your Step Mother!
One Last "Woo-hoo!" for the Pullman
Chicago
Casimir Pulaski Day
To the Workers of the Rockford River Valley Region, I have an Idea Concerning Your Predicament, and it involves shoe string, a lavender garland, and twelve strong women
The Man of Metropolis Steals Our Hearts
Prairie Fire That Wanders About
A Conjunction of Drones Simulating the Way in Which Sufjan Stevens Has an Existential Crisis in the Great Godfrey Maze
The Predatory Wasp of the Palisades Is Out to Get Us!
They Are Night Zombies!! They Are Neighbors!! They Have Come Back From the Dead!! Ahhhhh!
Let's Hear That String Part Again, Because I Don't Think They Heard It All the Way Out in Bushnell
In This Temple, as in the Hearts of Man, for Whom He Saved the Earth
The Seer's Tower
The Tallest Man, the Broadest Shoulders-Part I: The Great Frontier-Part II: Come to Me Only With Playthings Now
Riffs and Variations on a Single Note for Jelly Roll, Earl Hines, Louis Armstrong, Baby Dodds, and the King of Swing, to Name a Few
Out of Egypt, into the Great Laugh of Mankind, and I shake the dirt from my sandals as I run


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