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SUPERFLU
- La Chance
(Top5records
/ Les
Productions Spéciales) [site]
- acheter
ce disque
Remontons
en 1997. Miossec et Dominique tiennent le haut de l'affiche,
Murat fait déjà du Murat depuis longtemps,
Holden balbutie et Tue-loup jouit pour un temps des honneurs
des Inrocks. Superflu qui se situe un peu au carrefour de
tout ce beau monde sort "Et puis après on verra
bien", un premier disque intimiste qui révèle
la plume acide de Nicolas Falez. Suit en 2000 "Tchin
Tchin", puis plus rien pendant sept ans. On croyait
Superflu enterré, victime de la casse industrielle
des groupes qui ne font pas de tubes. Et bien, non. Les
revoilà, bravant le sort avec leur 10 000 albums
vendus, leur faible notoriété et les vicissitudes
de la vie de groupe (doute, changement de personnel, rupture
de contrat…). Aujourd'hui, la persévérance
paye comme l'indique "La chance", leur troisième
album en gestation depuis deux ans. Dès les premières
notes, quelque chose d'immédiatement familier émane
de ce disque : des mélodies tranquilles aux bouffées
anglo-saxonnes, un chant feutré masculin et féminin,
des textes doux-amers mais pas mièvres. Après
deux titres qui plombent l'ambiance, l'album trouve son
rythme de croisière avec "Quand homme blanc
coupe du bois" à l'humour aiguisé. "Chamaloc"
reste à ras de terre. Puis, Superflu empile les bonnes
chansons comme un collier de perles : "Je vais plutôt
bien", "La femme qui cache la forêt",
"J'ai encore la fièvre", etc. Des petits
bijoux de chansons rock à la française, subtiles
et décomplexées. Pendant ce temps, la production
du disque monte en puissance, le son s'étoffe, les
mélodies s'épanouissent avec une certaine
aisance et les guitares travaillent du manche. Il serait
idiot de voir en Superflu un groupe de plus qui ânonne
devant son micro ses petits tracas du quotidien. Non, la
tendresse vacharde des textes et l'ambition des compositions
montrent que le groupe mérite sa place sur les ondes
de France Inter et dans quelques festivals. Certes toujours
un peu coincé entre deux têtes d'affiche mais
qu'importe, Superflu va plutôt bien, merci pour lui
!
Luc Taramini
Le vide est de retour
La Chance
Quand homme blanc coupe du bois
Chamaloc
Je vais plutôt bien
La Femme qui cache la forêt
Appelle-ça sommeil si tu veux
Miracles
J'ai encore ta fièvre
Nombril
Le Monde entier
Une Lumière neuve (pour cette vieille nuit)
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