Sweet Apple Pie - Interview

05/06/2002, par Etienne Sautereau | Interviews |
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Entre deux dates de concerts d'un planning bien chargé, Gilles, Laurent, Luc, Fanny et Fred, les Toulousains de Sweet Apple Pie, ont bien voulu répondre à quelques questions…

Sweet Apple Pie, comment ça a commencé ? Comment vous êtes-vous rencontrés et en êtes-vous venus à faire de la musique ?
D'abord, on est trois frères et sœur à se connaître depuis un bon moment… On écoute de la musique à forte dose depuis l'âge du biberon, on n'avait pas le choix à la maison. On a connu Fred (batterie) au collège avant de se perdre de vue à l'âge du lycée. C'est en se retrouvant trois ans plus tard qu'on s'est découvert des goûts musicaux communs. C'est à ce moment aussi qu'on a rencontré Luc (guitare et chant). À l'époque, on était fan des Pixies, Stone Roses et autres My Bloody Valentine, en plus de nos références 60's. On connaissait quelques accords de guitare, alors on a commencé tout naturellement à essayer de reproduire les morceaux qu'on aimait quand on réussissait à se faire prêter du matériel par des potes. Ce n'est que plus tard, vers 96, qu'on a commencé à répéter régulièrement et à composer nos chansons.

Comment procédez-vous pour composer vos morceaux ?
On est trois à composer dans le groupe. L'un de nous s'amène avec la démo d'un nouveau morceau et on l'arrange tous ensemble. En général, le morceau est assez rapidement mis en place, proche de sa forme finale. Mais ça peut nous prendre quelques heures comme quelques mois pour trouver l'ambiance qui colle exactement à la chanson. Parfois, on rame et on finit par abandonner le morceau quelque temps ; quand on y revient, on se le fait sans traîner. En fait, on n'arrête jamais de composer, ce qui fait qu'on a un paquet de chansons qui n'attendent plus qu'on les arrange et qu'on les enregistre…

Comment expliquez-vous que votre carrière internationale (USA, Japon...) ait si bien décollé, avec notamment la signature d'une licence en 1999 au Japon ?
Disons qu'à l'étranger, les gens se foutent qu'on chante en anglais alors qu'on ne peut pas en dire autant en France. Là, on parle pas du public mais des intermédiaires entre le public et les groupes, c'est-à-dire les labels et certains médias. Le public, on le constate à chacun de nos concerts, est beaucoup plus ouvert que ça. En France, on est donc pas mal coincé par les quotas radio. Et c'est d'autant plus dommage qu'en tournant, on se rend bien compte que le chant en anglais n'est pas un problème pour le public. Tout simplement, ceux qui ont les clés ne lui donnent pas un accès facile à la musique anglophone made in France. Heureusement, il y a un bon réseau de radios indépendantes en France (Férarock, Campus…) et là, on est en bonne place. Bref, tout ça pour dire qu'on a vite compris que notre salut passe aussi par l'export et notre management y a travaillé dès le début. On a pas mal tourné en Angleterre et en Espagne, on a participé à des compils qui ont circulé en Angleterre, aux USA et au Japon et des labels nous ont contactés assez vite.

Comment s'est passée la signature sur Spirit ? L'enregistrement de l'album ?
On se fait régulièrement des séances d'enregistrement à la maison. En plus de nous servir de pré-production, ces démos ont fini par attirer l'attention de labels, dont Spirit. Spirit a été le premier label à vouloir nous signer sans conditions, le chant en anglais ne leur posant aucun problème. On a eu une liberté artistique totale sur cet album, ce qui n'aurait probablement pas été le cas sur une major. Le contact avec l'équipe de Spirit a fini de nous convaincre que c'était la bonne rencontre. En plus, le label a un studio d'enregistrement avec un magnéto 24-pistes de l'au-delà ! C'était pour nous l'assurance d'avoir le son analogique qu'on aime. Pour des raisons de planning et budget, il a fallu enregistrer le disque en deux semaines. On avait une bonne expérience de l'enregistrement au travers de nos séances à la maison et on est tombé sur le technicien-son qu'il nous fallait. Mais enregistrer 15 chansons en 15 jours, c'est autre chose. En fait, on a adoré cette urgence et l'obligation de trancher sur les arrangements sans trop de recul. Finalement, ça nous ressemble et ça nous convient.

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