The Beatles - Quatre garçons dans le vent (dvd)

24/12/2007, par V | DVD |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

THE BEATLES - Quatre Garçons dans Le vent (dvd)
[site] - acheter ce disque

THE BEATLES - Quatre Garçons Dans Le Vent (dvd) 1964, Londres. La Beatlemania déferle sur l'Angleterre et le reste du monde-aux-cheveux-courts. Les filles courent après quatre garçons à frange longue, qui ne pensent qu'à se faire des blagues et, occasionnellement, à pondre chef d'œuvre sur chef d'œuvre.
L'occasion est trop belle pour les producteurs de la maison United Artists, qui décident de profiter de la poule aux œufs d'or. "Faisons un film promotionnel, n'importe quoi, une suite de gags entrelardés de chansons du prochain album, et baptisons-le euh... Qu'est-ce qu'il a sorti, l'autre jour, Ringo ? "It's been a hard day's night" au lieu de "it's been a hard day's work" ? Marrant, ça, on n'a qu'à le garder, ça fera un bon titre. Ah oui, il faut une chanson pour être raccord, quand même. Pas de problème, les gars vont s'en occuper". Le lendemain, les quatre morveux présentent "A Hard Day's Night" (la chanson). Il suffisait de demander... Le film fera un carton, le groupe aussi.
Le film, donc. Ça commence par une course poursuite dans la gare de Paddington: les quatre de Liverpool contre une foule en délire, prétexte à divers gags désuets. Ça continue par un voyage en train, une chambre d'hôtel où chacun dépouille son courrier de fans, une boîte de nuit, un plateau de télé, un commissariat, un concert et une virée en hélico. Au milieu de tout ça, des fans en transe, des policiers balourds, un grand-père filou, des journalistes à la pelle, de belles danseuses plein les couloirs. John chante "If I fell" à Ringo, Paul se moque de son grand-père, George fait des essais vestimentaires, Ringo fugue... Tout cela est décousu, les gags sont datés mais qu'importe. Ce faux documentaire bourré de running gags et de private jokes est une vraie mine. Une mine à tubes, d'abord. Drôle d'impression de voir ces quatre-là chanter leurs rengaines légendaires avec un tel naturel et s'esclaffer au milieu d'une superbe ballade. Et puis, ces diables sont de bons acteurs, dotés d'un solide sens de l'humour. "Comment avez-vous trouvé les Etats-Unis ?", demande un journaliste à John. "A gauche après le Groenland".
Enfin, c'est un régal de voir les personnalités se dessiner : John, mauvaise langue et provocateur, Paul l'œil plein de malice sur sa face poupine, George le beau gosse mystérieux, Ringo le benêt hilare. Les bonus reviennent sur le tournage du film, son contexte, etc. On y entend les commentaires du réalisateur, du producteur, du scénariste (!), du photographe, de l'attaché de presse... Pour un peu, ils auraient convoqué la maquilleuse de l'époque. Les collectionneurs se rueront sur la présentation de "A hard days' night" par le fondateur du "Club des quatre de Liverpool". On y apprend que la pochette de l'édition japonaise n'a pas la même couleur que l'originale anglaise, ce genre de choses. Si les Beatles avaient vu ça, pas de doute qu'ils auraient ri à pleines dents.

V

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» toutes les interviews