The Bewitched Hands - Track by Track

11/12/2012, par ChloroPhil | Track by track |
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Depuis cinq ans, et la formation du groupe (au départ un simple collectif d'une dizaine de musiciens) pour des concerts dans des cafés rémois, The Bewitched Hands a enregistré et sorti quatre albums pleins de mélodies entêtantes et de guitares endiablées. Quatre albums qui ont réussi à illuminer la pop anglophone française : "The First Of The Non Electric Side Of The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads" (autoproduit et autovendu) en 2008, "Birds & Drums" (qui les a fait connaître) en 2010, "Burn & Explode" (une compilation de B-sides) en 2011, et "Vampiric Way" cette année. Leur pop survitaminée est, sur ce dernier album, plus maitrisée, plus produite mais tout aussi pétillante que sur "Birds & Drums". Sébastien Adam, un des six ensorcelés, revient, pour nous, sur chacun (ou presque) des titres de ce dernier album :

 

"Westminster"

La régie du studio comportait un énorme orgue liturgique Johnannus, il aurait été dommage de le cantonner à un rôle décoratif, d'autant plus que son pédalier comportait des basses énormes… Donc, il s'est trouvé que "Westminster", avec son ambiance mystique hallucinée, se prêtait tout à fait à l'intronisation de l'instrument au sein de l'album... Sauf que techniquement, jouer des basses au pied n'est pas donné à tout le monde, donc on l'a fait à genoux et avec les mains, ce qui n'est pas une mince affaire non plus.
Mais qu'importe, c'est comme ça qu'il fallait le faire. Sinon, "Westminster" est quand même un morceau emblématique de l'album, qui plus ou moins consciemment, a guidé pas mal de choses, qu'il s'agisse des textes, de l'esthétique, ou du son, de "Vampiric Way".

"The Laws Of Walls"

Un morceau un peu à part pour lequel nous avons une affection particulière. Il est né d'une instru un peu eighties, très synthétique, antérieure au premier album, et que nous ne pensions pas forcément compatible avec le son et l'esprit des Bewitched... Et en même temps, plus ça va et plus on évite de s'imposer ce genre de restrictions.
Pour l'anecdote, nos morceaux ont toujours eu des titres de travail, pas forcément réfléchis ni définitifs, plutôt spontanés, parfois débiles, trouvés sur le moment. Et quand arrive le moment de trouver les VRAIS titres pour l'album, il arrive qu'on reste attachés aux anciens… Donc celui-ci s'est longtemps appelé "Reims I Love You". Un titre de travail évidemment repoussé pour chauvinisme aigu et un rien caricatural. Mais pour nous, ça restera "Reims I Love You" dans le fond.

"Thank You Goodbye"

Je repense surtout à la partie de piano, enregistrée sur le piano de Jeremy Chatelain, dans sa maison aménagée en studio où nous avons passé la dernière semaine d'enregistrement de l'album… Une expérience à part entière, tout comme l'étaient les prises de chant, dans la chambre d'enfant rose bonbon devenue cabine de chant improvisée.

"Hard Love"

Si ma mémoire est bonne, "Hard Love" est le dernier morceau sur lequel on ait travaillé, celui qui a bouclé les deux longs mois de travail. Je me souviens du moment où on a dit que c'était terminé. Un moment d'intense soulagement, il faut le reconnaitre.

"Boss"

Bon, c'est vrai que ce morceau présente des similitudes avec le "Our House" de Madness. Le couplet est basé sur la même suite de quatre accords. On ne l'a pas fait exprès, c'est inconscient et ça arrive souvent dans l'histoire de la pop, et puis dans le fond, les deux morceaux, dans le tempo et les intentions, ne se ressemblent pas tant que ça… Et puis, si on ne vous avait rien dit, vous n'auriez rien entendu. La preuve, c'est qu'il y en a plein d'autres dans l'album, et que personne n'a rien vu.

"Modern Dance"

Un très vieux morceau folk de Ben, arrivé sur le tard dans le travail sur l'album, et qui n'a trouvé sa logique musicale qu'à ce moment-là, avec son tempo langoureux.

"She Bewitched Me"

Peut-être le morceau le plus teinté 90s de l'album, peut-être aussi celui sur lequel le texte nous a donné le plus de fil à retordre. Ne serait-ce que parce qu'il y a beaucoup plus de mots que d'habitude…! Les textes ont longtemps été notre point faible : longtemps on s'est contentés de yaourt amélioré ou de formes très très simples, genre deux fois le même couplet. On assumait ce côté-là, on ne maîtrise pas la langue et pour nous c'était de la musique avant tout, une histoire de phonétique, de sonorités ; mais avec l'agrandissement de notre auditoire et les concerts à l'étranger, on a eu envie de progresser là-dessus. Simon Ashcroft a travaillé avec nous sur les textes, et son approche anglophone nous a été de bon conseil. On s'est d'ailleurs rendu compte de thèmes récurrents dans certains de nos textes, des histoires d'hallucinations auditives, de vampires et de personnages hantés, on s'est dit (même si on est très très loin de "l'album-concept" à proprement parler) que c'était une piste à développer…

"50's are good"

Je me souviens d'Anthonin en train d'enregistrer la toute première version instrumentale de ce morceau, tout serré dans un mobil-home à St-Tropez, pendant que les autres étaient à la plage. Le morceau était nettement connoté surf à la base, peut-être l'est-il un peu moins aujourd'hui.

"Ah ! Ah !"

Celui-ci est nettement connoté eighties encore une fois, je pense à ces grosses nappes de synthés… Une couleur fort présente sur cet album, plus que sur le précédent. Au tout début du groupe on avait un peu une image de hippies, le côté folk, presque revival seventies, mais au bout du compte on n'a jamais revendiqué ce côté-là...

"Let me" et "Vampiric way"

Deux morceaux assez emblématiques d'une facette assez nouvelle du groupe, qui pour l'occasion s'éloigne un peu des rythmes pop pour une approche un peu plus chaloupée, voire dansante…


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