The Earlies - The Enemy Chorus

album de la semaine du 31/01/2007, par Aurélien Gaidamour | Albums |
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THE EARLIES - The Enemy Chorus
(Grönland / Differ-Ant) [site] - acheter ce disque

THE EARLIES - The Enemy Chorus Ça plane toujours pour les Earlies : l'année dernière, leur premier album, "This Were the Earlies", nous avait déjà emmenés très haut, bien loin dans la stratosphère ; avec "The Enemy Chorus", rebelote - ils passent la vitesse supérieure et nous entraînent dans les étoiles.
On retrouve donc, avec ces onze nouveaux morceaux, l'étrange electro-pop psychédélique du groupe, capable de convoquer Brian Wilson comme Spiritualized, les Flaming Lips comme Sigur Ros. La musique, quoique plus foisonnante et baroque que jamais (à l'image du rococo de la pochette), donne l'impression d'être plus fermement structurée ; elle a gagné à la fois en ampleur et en efficacité, et se déroule en spirales aussi majestueuses qu'envoûtantes - et quasiment hallucinogènes par moment, comme sur "Gone for the Most Part", odyssée de l'espace miniature qui en fait voir de toutes les couleurs. Chaque morceau possède ainsi une ambiance qui lui est propre ; évitant l'écueil du déjà-vu et de l'éparpillement, "The Enemy Chorus" est sidérant de variété et de consistance.
L'album ressemble à un joyeux kaléidoscope. Il s'ouvre en beauté avec un "No Love in Your Heart" célébrant le mariage du folk et de la dance (si si !) et avec l'acidulé "Burn the Liars". Le voyage se poursuit avec (notamment) "The Ground We Walk On", délicat et contemplatif, qui montre qu'en matière d'ambiance éthérée, le groupe ne manque pas d'Air, et qu'il n'a de leçon à recevoir de personne. Les solides "Enemy Chorus" et "When the Wind Blows" sonnent comme des tubes en puissance. Le mystérieux instrumental "Gone for the Most Part" témoigne de la finesse des arrangements ; "Foundation and Earth" et ses cuivres irrésistiblement groovy, de leur diversité. On a l'impression que tout peut basculer d'un instant à l'autre ; c'est d'ailleurs ce qui finira par arriver dans le bien nommé "Breaking Point" et son final vertigineux, tout en déséquilibre.
Manifestement, les Earlies se sont donné pour devise d'aller "vers l'infini et au-delà" - et l'on est prêt à les suivre avec enthousiasme.

Aurélien Gaidamour

No Love in Your Heart
Burn the Liars
Enemy Chorus
The Ground We Walk on
Bad Is as Bad Does
Gone for the Most Part
Foundations and Earth
Little Trooper
Broken Chain
When the Wind Blows
Breaking Point

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