The Fat White Family - Point Ephémère, Paris, le 12 février 2015

19/02/2015, par | Concerts |
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Les Fat White Family étaient de passage à Paris pour une date unique. Une bonne occasion d’aller vérifier si la hype autour des Londonniens est justifiée.

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Je me souviens d'un article de l'excellent site anglais The Quietus, où le journaliste comparait son excitation au sortir d'un concert de The Fat White Family à celle qu'il avait ressentie lors de sa découverte de Suede en live en 1992.

Même si les deux groupes n'ont rien de comparable, il ne pouvait pas viser plus juste.

Le Suede des débuts faisait figure d'ovni. Transpirant le sexe et l'urgence, le groupe arrivait à nous perturber par son attitude, son look, ses morceaux à contre-courant de la scène de l'époque.

D'autres prestations scéniques des Fat White ont depuis fait couler beaucoup d'encre dans la presse britannique, parlant d'un groupe de camés imprévisibles, aux prestations chaotiques et essentielles. Mais ces articles ne parlent pas beaucoup de leur musique...

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C'est pourtant ce mélange de psychédélisme, de garage et de rockabilly qui va nous régaler pendant presque une heure. Le set débute avec "Auto Neutron" dans une version plus enragée que sur l'album. Lias Saudi, chanteur du groupe, les yeux perdus dans le vide, semble littéralement possédé par le morceau. Les mouvements de son corps ne font qu'un avec la musique.

Les titres s’enchaînent (“I am Mark E Smith”, “Wild American Prairie”...), hypnotiques, urgents, joués avec les tripes. On éprouve l’étrange sensation d’assister à un instant unique, vidé de toute prétention et de tout calcul, mais exécuté avec fun et conviction. Le groupe donne l'impression ce soir d'être là pour nous délivrer leur version du rock'n'roll.

Le spectacle se joue aussi sur scène. Les membres du groupe ont des têtes qui pourraient inspirer de nouveaux personnages à Jamie Hewlett. Ils vident les bouteilles de vins en 3trois gorgées, se jettent dans la foule torse nu.

Le set s’achèvera sur un “Bomb Disneyland” énervé et ne sera suivi d’aucun rappel. Ils étaient sans doute à la bourre et ne voulaient pas rater le dernier RER pour Marne-la-Vallée.

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