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THE
FLEETS
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Holy 17
Encore un mystère selon Pierre Cabanettes. Il est
arrivé avec ça dans ses poches, et le "holy
sacrifice/pick a number/roll the dice" a tout de suite
mis une claque à tout le monde, en plus du couplet
qui accroche d'emblée avec sa mélodie astucieuse.
Quentin a eu l'idée de faire chanter des enfants
; il a suffi de recruter des élèves de 5e
dans le collège où il était pion et
le tour était presque joué. La séance
fut tout de même assez poussive mais le résultat
est à la hauteur : LE tube de l'album, du moins le
morceau le plus accrocheur.

Rich in my Car
Elle fut un temps baptisée "Getting Away"
et devait figurer sur le premier album. Elle est donc presque
aussi vieille que "London Tower Again". Ce morceau
est très révélateur du mode de fonctionnement
du groupe : il arrive très souvent que Pierre apporte
un couplet intéressant, d'où ressort rapidement
une certaine émotion, et que Quentin s'en inspire
pour trouver un refrain et prolonger, étendre, faire
vivre la chanson. C'est l'avantage de composer à
deux, chacun s'inspire du travail de l'autre pour pouvoir
faire passer plusieurs points de vue et plus de couleurs
dans un même morceau. Comme sur "Holy 17",
les paroles n'ont pas vraiment de sens et servent de prétexte
à la mélodie.
Millionaire
Le morceau qui a ensuite donné le titre du LP. Encore
une fois, Pierre est arrivé avec un couplet (et un
bridge) très "catchy" qui s'orientait autour
du thème du voyage, du changement. Quentin a eu l'idée
de faire une partie parlée en français, pour
faire alterner deux voix, deux points de vue, mécanisme
typique dans le groupe. La nouveauté (et le défi)
était d'écrire en français qui reste
tout de même un moyen efficace de faire passer des
images précises. Il a fallu des heures pour faire
la sélection finale des paroles (il y en avait 3
fois plus à l'origine), trouver le ton, arriver à
les chanter en rythme.
We Eat the Babies
Une chanson écrite de A à Z par Quentin, juste
avant le début des enregistrements, et qui sonnait
bien. Elle ne devait pas être aussi dépouillée
à l'origine mais comme ce fut souvent le cas, le
logiciel a planté et on a dû tout refaire.
Malheureusement Simon n'était plus là pour
la batterie, on a donc opté pour la forme la plus
simple possible, sachant que la chanson le permettait. Elle
parle des légendes urbaines, du père fouettard,
des pirates et autres salades qu'on balance aux mômes
pour qu'ils soient sages. Quentin a parfois un côté
très régressif...
Propos recueillis par
Luc Taramini
Photos de Julien Bourgeois
Merci à Pierre
A
lire également :
La chronique de "Millionaire"
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