The Leisure Society - Interview

26/05/2010, par Guillaume Sautereau | Interviews |
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THE LEISURE SOCIETY

Belle découverte folk 2009 en Angleterre, The Leisure Society tente maintenant de conquérir l'Europe avec son album "The Sleeper", seulement sorti cette année en France. Le groupe de Nick Hemming et Christian Hardy était passé à l'espace B au mois de mars, et c'est là, dans la tout petite loge du lieu, que les deux fondateurs du groupe ont répondu gentiment à quelques questions.

The Leisure Society

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Nick Hemming : Je m'appelle Nick Hemming, et je fais partie de The Leisure Society.
Christian Hardy : Je suis Christian Hardy, et je fais également partie de The Leisure Society.

Ça tombe bien, c'est le groupe que je dois interviewer... Pourquoi ce nom, The Leisure Society ?
Nick Hemming : C'est un nom que j'avais trouvé depuis des années. C'est basé sur l'idée qui avait cours dans les années trente, pendant lesquelles on automatisait tout, et où l'on pensait que dans le futur, plus personne n'aurait jamais à travailler, que tout serait fait par des machines, et que donc il n'y aurait plus que des loisirs. J'aimais bien le concept. Même s'il semblerait que les choses ne se soient pas exactement déroulées de la façon attendue !

Comment vous êtes vous rencontrés tous les deux ?
Christian Hardy : Nick et moi sommes originaires de la même ville des Midlands, Burton Upon Trent. C'est une ville qui a une grande activité artistique, avec beaucoup de gens très créatifs, beaucoup de groupes, d'acteurs, de réalisateurs. Nick jouait dans un groupe, je jouais dans un autre groupe. On se voyait, on se connaissait sans se connaître. Un ami commun nous a présenté et nous avons enregistré ensemble pour cet ami. Je voulais faire de la musique avec lui depuis un petit moment. Il était plus âgé que moi, c'était en quelque sorte mon héros ! Il était le meilleur guitariste de la ville. Mais moi j'étais un bon joueur de clavier, donc il y avait un respect mutuel. Finalement, je suis parti à Londres. Nick voulait quitter Burton alors je lui ai proposé de jouer de la guitare dans mon groupe, et nous avons emmenagé ensemble. Une belle histoire (rires). Il m'a joué ses chansons, et elles m'intéressaient plus que les miennes, et c'est comme cela que The Leisure Society a commencé à prendre forme.

Ça a démarré par vous deux, donc ?
Nick Hemming : Oui, on a commencé en faisant des concerts acoustiques tous les deux à Londres, dans de toutes petites salles. Et de fil en aiguille on s'est retrouvé 7 sur scène !

Nick, tu as joué dans de nombreux groupes avant The Leisure Society, tu as même joué avec The Telescopes.
Nick Hemming : Oui, j'avais 18, 19 ans. C'était parce qu'ils étaient de Burton Upon Trent aussi. J'ai joué avec eux pendant quelques années, et, effectivement, avec de nombreux autres groupes. Mais j'ai toujours écrit des chansons pendant mon temps libre. Quand je suis arrivé à Londres, j'ai commencé à prendre ça plus au sérieux.

Jouer avec The Telescopes, ça devait être très différent...
Nick Hemming : Oui, mon premier concert avec eux, j'avais 18 ans, c'était en Suisse pour un gros festival avec Blur. C'était un style musical très différent, mais c'était très formateur.


Vous avez décidé d'enregistrer vous-mêmes votre album.

Nick Hemming : Oui, on a commencé avec un petit enregistreur, et puis ensuite on est passé à ProTools, et on a commencé à utiliser un ordinateur. Je squattais chez Christian à l'époque, dans une toute petite pièce. Quand j'ai pu déménager, ça a libéré une pièce pour que Christian puisse installer un home-studio. J'ai fait de même de mon côté, et c'est là qu'on a enregistré l'essentiel de l'album. On a aussi enregistré quelques parties à la campagne, dans un cottage qu'on avait loué.

Ça a pris du temps ?
Christian Hardy : Nous avions tous les deux des boulots pendant la journée, donc nous enregistrions la nuit et le week-end. C'était plus dur. Mais nous n'avons fait que ça, pendant deux ans et demi.

Les chansons qui sont sur l'album datent toutes de cette période ?
Christian Hardy : pendant qu'il était chez moi, Nick a dû écrire environ 8 chansons, toutes à propos du fait d'être à Londres.
Nick Hemming : Oui, perdu, seul à Londres...
Christian Hardy : Et en ayant ras le bol de moi ! Oui, une grande partie de l'album date de cette époque.

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