The Leisure Society - Interview

26/05/2010, par Guillaume Sautereau | Interviews |
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Et donc l'album est sorti en mars 2009, avant cela, il y avait eu le single "The Last of the Melting Snow", qui a eu pas mal de retentissement en Angleterre, et pour lequel tu avais été sélectionné pour les Ivor Novello Awards. On ne connaît pas trop cette récompense en France, quelle importance a-t-elle en Angleterre ?
Nick Hemming : Ce sont les membres de la British Songwriters Guild qui votent, tes pairs en quelque sorte. Nous avions sorti le single en décembre, et il avait eu beaucoup de diffusions en radio, il y avait une sorte de buzz à propos de ce morceau. Cette sélection était vraiment inattendue. Je n'avais ni contrat d'édition ni contrat d'enregistrement à l'époque, c'était la première fois que cela arrivait dans l'histoire de cet award. Les média traditionnels se sont intéressés à moi, du coup. Ça a été positif pour le groupe.

The Leisure Society

Tu t'es retrouvé sur BBC news ou dans des journaux nationaux qui ne parlaient pas de musique. Comment as-tu réagi à tout cela ?
Nick Hemming : Avec horreur ! C'était fou. Si quelqu'un m'avait dit il y a quelques années que je vivrais ça, j'aurais détesté cette idée, parce que je suis plutôt timide. Mais comme je me suis retrouvé propulsé là-dedans tout d'un coup, je n'ai pas eu le temps de réfléchir. A la fin, c'est devenu plutôt rigolo, un petit peu surréaliste.

Tu travaillais à l'époque...
Nick Hemming : Je travaillais dans un entrepôt, et les caméras sont venues me filmer en train de travailler. C'était très embarrassant. Mes collègues me regardaient avec étonnement. Ils ne savaient même pas que je faisais de la musique. C'était vraiment étrange mais ça a été une expérience amusante.

Après cela, qu'est-ce qui a changé ? Vous avez quitté vos boulots ?
Christian Hardy : Nick a reçu une proposition de contrat d'édition. De nombreuses propositions de contrat d'édition, en fait. J'en ai signé un également, et ensuite nous avons signé un contrat avec une maison de disques. Nous ne sommes pas millionnaires, mais nous pouvons être musiciens à plein temps maintenant.
Nick Hemming : On peut payer notre loyer sans se soucier du lendemain.

Maintenant la musique est votre "full time hobby" ?
Nick Hemming : Oui, exactement !

Justement, comment êtes-vous rentrés en contact avec le label Full Time Hobby ? Vous avez eu beaucoup de propositions de différents labels ?
Nick Hemming : Nous avons eu quelques propositions. Je connaissais Full Time Hobby car j'avais fait quelques enregistrements en tant que musicien de session pour certains de leurs artistes. Nigel, qui dirige le label, avait twitté une ou deux fois que "We Were Wasted", une des chansons de l'album, était une de ses chansons préférées de l'année. Et puis je savais qu'il était un chic type. Les gens de l'industrie du disque ne sont pas nécessairement des chics types. Nous sentions que nous pouvions lui faire confiance, et c'est pour cela que nous avons signé avec lui.

L'album a été réédité en Angleterre, et vous avez beaucoup tourné ensuite en Angleterre par la suite. Comment se sont passés ces concerts ?
Christian Hardy : Ça débordait de monde, particulièrement à Londres !
Nick Hemming : Nous avons même fait une tournée européenne en novembre. A certains concerts, c'était plein, à d'autres il n'y avait pas grand monde ! Les réactions furent très bonnes en Allemagne, en Italie, en Hollande, en France et en Espagne. Je n'avais jamais beaucoup voyagé auparavant. Quand j'avais des vacances, je les passais à enregistrer ou à faire des concerts. Maintenant je voyage à travers l'Europe, c'est chouette.

Je vous avais vu à Paris, au Café de la Danse. Un bon souvenir pour vous ?
Christian Hardy : On a passé une très bonne soirée ensuite. On s'est couché tard et on a beaucoup bu...
Nick Hemming : On s'est retrouvé dans un bar qui s'appelle le Pop'In...
Christian Hardy : Nick est tellement timide... Et pourtant à un moment il est venu chez moi et il m'a dit "allez, viens jouer du piano et chanter avec moi". Quoi (rires) ? Ça n'arrive jamais normalement avec ce grand timide... J'ai tout de suite su qu'il était ivre.

Vous avez joué un concert hommage aux Kinks. Comment s'est présentée cette idée ?
Nick Hemming : Oui, "The Village Green Preservation Society". C'était il y a très longtemps, avant que tout ait vraiment commencé, avant la sortie de l'album. Lors de nos premiers concerts à 7, on jouait quelques reprises, dont une d'un titre de cet album, "People Take Pictures of Each Others". Quelqu'un nous a vus à un festival, et nous a demandé de chanter cette chanson à une soirée consacrée à cet album. C'était une chouette soirée.
Christian Hardy : On a joué nos reprises des Kinks et puis les gens nous ont demandé de continuer à jouer. C'était un peu comme une fête.

Est-ce que cet album des Kinks a une signification particulière pour vous ?
Christian Hardy : Ray Davies est un des héros de Nick...
Nick Hemming : Quand j'étais jeune, je n'écoutais que très peu de musique contemporaine. A l'âge de 11-12 ans, j'écoutais de la musique des années soixante, The Who, The Kinks, The Beatles... J'ai toujours été un grand fan de Ray Davies. J'ai eu la chance de le rencontrer brièvement, enfin, je ne l'ai pas vraiment rencontré... J'étais venu assister à une émission de radio à laquelle il participait et à laquelle nous avions participé la semaine précédente. J'ai eu trop peur pour aller lui parler. Parfois il vaut mieux ne pas rencontrer ses héros !

 

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