> edito
accueil
> recherche
> deerhunter
microcastle
> adam green
interview
> the artyfacts
maybe everything...
> larkin grimm
parplar
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE NATIONAL
[page précédente] Vous avez d'autres projets video avec Vincent Moon ? Matt : En fait, il a fait un film
de deux heures sur l'enregistrement de "Boxer" ! Je pense qu'il va
devoir le couper... On ne l'a pas encore vu, car il est plutôt
secret comme garçon. Il a passé du temps avec nous en
studio. On est très proche, et il est très talentueux en
tant que vidéaste et photographe, et il a des idées
très intéressantes et originales sur la façon de
filmer la musique, avec ses "concerts à emporter" - celui qu'il
vient de faire sur Arcade Fire est hallucinant. Aaron : il sait
comment mettre à l'aise un groupe. Pour ce que j'ai pu
comprendre, il ne s'est pas contenté de documenter
l'enregistrement de "Boxer", ou la vie de The National en tant que
groupe, il y a ajouté sa vision artistique. On en est le sujet,
bien sûr, mais ça pourrait être n'importe quel
groupe. Matt : en fait, on n'a pas encore vu le film !
D'ailleurs, cela vous dirait de composer directement pour un film ? Matt : oui, d'ailleurs je crois que Clogs a eu l'occasion de le faire à plusieurs reprises.
C'est plus évident pour Clogs, dont la musique est instrumentale. Matt
: oui, ça serait dur pour moi d'écrire des paroles. Je
n'essaierai pas d'écrire en rapport avec la musique. Ce qu'on
fait Simon & Garfunkel pour "The Graduate" est intéressant
par exemple, par exemple, même si ça colle avec le film,
on sent qu'ils n'ont pas écrit en suivant le script. Aaron :
j'aime bien quand un film a manifestement été
écrit avec la musique en tête, comme c'est le cas avec
"Magnolia" par exemple, même si je ne suis pas trop fan d'Aimee
Mann. Matt : ça serait intéressant, en tout cas. Difficile, mais intéressant. 
Matt,
l'idée d'écrire pour un format autre que le format
chanson t'intéresserait ? Quelque chose de plus sur la longueur,
à l'image de ce qu'a fait Sufjan Stevens sur "Illinoise" par
exemple ? Matt : je ne sais pas. Pour ce qui est des disques,
j'aime qu'ils soient courts. J'aime les albums courts qui tu peux
écouter en boucle. Par exemple, j'adore Nick Cave, je suis un
grand fan, mais je trouve souvent qu'il en fait trop. Je pourrais
changer d'avis, mais je pense que j'aime bien la concision de nos
chansons et de nos albums. Sufjan, c'est différent, il est
obsédé par l'organisation et je pense que sa série
sur les Etats-Unis, c'est une manière pratique de l'aider
à organiser son esprit, à classifier ses idées.
Alors que nous, on est cinq gars qui jouons dans un groupe, sans
idée précise de là où on va, les accidents
font partie de notre vie. Aaron : il arrive que l'on se perde, et le
fait de se retrouver fait partie intégrante de notre processus
créatif, et le résultat a souvent peu à voir avec
l'intention initiale. Ca exclut quelque peu ce genre de plan plus sur
la longueur.
Cela vous arrive souvent de rester
bloqués sur une idée qui ne fonctionne pas, ou vous savez
passer tout de suite à autre chose ? Aaron : il arrive
souvent que le groupe ait une musique qu'on adore mais que Matt ne
sache pas comment écrire des paroles qui aillent dessus, ou
l'inverse. Par exemple, "Squalor Victoria, initialement, était
basée sur une seul accord, je lui en ai ajouté un, mais
cela restait très statique, et on restait très sceptique.
Plus tard, on a ajouté la batterie, du piano, les arrangement de
Padma et cela était devenue totalement autre chose. Mais pour
chaque succès, il y a beaucoup plus d'échecs. Il m'arrive
de réécouter les chansons qu'on n'a pas réussi
à finir, et je me dis qu'il y a des idées qui restent sur
le carreau.
Tu les gardes pour un album solo... Matt : Aaron, tu prépares une carrière solo ? Aaron : oui, il sort le lendemain de la sortie de "Boxer" (rires) ?
J'ai lu que Bruce Springsteen était un fan de the National... Aaron
: oui, je ne pense pas que nous soyons son groupe favori de tous les
temps, mais nous l'avons rencontré et manifestement, il
connaissait très bien notre musique, était très
curieux et très enthousiaste. C'était très
flatteur. En outre, c'est une personne charmante, qui a les pieds sur
terre, très humaine, vraiment gentille. C'est un songwriter
très talentueux, une superstar, mais il a su rester très
accessible. Matt : on a pu passer un peu de temps avec lui, boire
quelques verres. J'avais l'impression d'être en train de discuter
avec mon oncle à un barbecue, et en fait on était avec
une superstar !
Propos recueillis par Guillaume Sautereau
Photographies par Julien Bourgeois. Merci à JB.
|