The National - Rétrospective 2001-2010 (1ère partie)

03/05/2010, par Julian Flacelière | Autre chose |
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Honorant comme il se doit le nouvel album de The National, POPnews reviendra chaque jour de cette semaine sur la carrière du groupe américain à travers une série de vidéos, de rappels biographiques, ainsi que d'extraits de chroniques et d'interviews. A chaque jour sa période : nous nous intéresserons aujourd'hui à leurs débuts (2001-2002). En 1991, Matt Berninger (chanteur) et Scott Devendorf (bassiste et guitariste) se rencontrent alors qu'ils étudient à l'Université du Cincinnati, dans l'Etat de l'Ohio, d'où ils sont originaires. Ils y croisent également Casey Reas, Jeff Salem et Mike Brewer avec qui ils fondent le groupe Nancy, en référence à la mère de Matt et non à la charmante ville française. Mélange de garage et de lo-fi, le groupe, malgré ses cinq années d'existence, ne publiera qu'un unique LP, "3429 Ruther", publié par Wife Records, label indépendant basé dans l'Ohio, toujours en activité et où est d'ailleurs signé Mike Brewer. Nancy se désintègre lorsque Berninger, Reas et Devendorf déménagent à New York City.


Ils y rencontrent les frères Dessner, Aaron et Bryce, tous deux guitaristes, et invitent le batteur Bryan Devendorf, frère de Scott, pour former, en 1999, un nouveau groupe, The National. Durant les premières années, la plupart de ses membres vit de petits boulots. Leur premier album, "The National", sort en octobre 2001 sur Brassland Records, petit label créé par les frères Dessner et leur ami Alec Hanley Bemis, publiant également certains disques de Clogs, Nico Muhly ou Doveman. Le groupe, dont la notoriété ne dépasse alors pas les frontières du New Jersey, ne donne que quelques concerts avant l'enregistrement de l'album.


Le groupe, dans un entretien paru en 2003, nous résuma lui-même ces premières années : "Le premier disque a été fait d'une façon très simple. De la guitare, des petites chansons, enregistrées très simplement, il y a très peu de production. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup de gens nous ont associés à l'americana, à l'alternative country, parce qu'il y avait beaucoup de guitare acoustique, dans un style très économe. Ce n'était pas intentionnel, c'est juste la façon dont on l'a enregistré. Mais ensuite, nous avons évolué, nous avions fait un disque, qui s'est bien vendu, et donc nous avons eu l'opportunité de jouer nos morceau en concert, de trouver un label qui sorte nos disques ici, et donc également de venir jouer ici, de faire plus de concerts."


Dans l'article consacré au disque en juillet 2002, nous le rapprochions effectivement de l'americana : "Leur musique hiératique, dépouillée au possible, a des relents improbables de western zen. Imaginez donc une seconde un clip de Johnny Cash filmé par Kurosawa. Ou plutôt non, n'imaginez rien et laissez vous transporter par cette country céleste qui a déserté le plancher des vaches pour venir tutoyer des tourbillons de poussières en furie. La haut, les guitares en bois de cageots sonnent comme du cristal, et des mains rugueuses pleines d'échardes prodiguent des caresses qu'on croyait oubliées à jamais. A coup sûr, les amoureux nostalgiques d'un grand Ouest mythique n'ayant jamais existé vont apprécier ce délicieux manque de délicatesse que ne renieraient pas Joey Burns et Howe Gelb."


P.S. : la chronique de "High Violet" sera publié mercredi et l'entretien réalisé à l'occasion du nouvel album, lundi prochain.

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