The Sleeping Years - Interview

20/06/2007, par Christophe Dufeu | Interviews |
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Dale Grundle - The Sleeping Years

Tu joues en solo en ce moment ; est-ce plus difficile ? Prévois-tu de tourner avec un groupe complet et si oui, quel serait le groupe idéal pour toi en ce moment ?
Sur un plan personnel, parfois, la compagnie que t'offre la présence d'un groupe te manque mais non, je ne pense pas que ce soit plus difficile. L'approche est juste un peu différente - je dois plus me concentrer sur la manière de jouer. J'ai fait beaucoup de shows acoustiques avec les Catchers et même joué seul en première partie de Divine Comedy sur certaines dates alors jouer en solo n'est pas si nouveau que ça pour moi. Quand cela marche, je trouve que c'est plus immédiat, un contact direct avec le public. C'est très brut, pas compliqué et ça laisse un peu plus d'espace à ma voix.
Je ne m'imagine pas tourner avec un groupe pour les EPs. C'est quelque chose que j'aimerais sûrement faire pour le disque à venir. En fait, j'ai effectivement cherché des musiciens à Londres mais je n'ai pas trouvé les personnes qui convenaient. C'est difficile de trouver la bonne combinaison personnalité/musiciens.
Mon groupe idéal serait flexible - je n'aime pas trop faire du sur place en musique.

Quel est ton sentiment sur les concerts que tu as donnés récemment à Londres et Paris ?
Dale Grundle Il est très positif. J'ai joué dans des endroits aux tailles très différentes à Londres : dans une église, une galerie d'art et dans beaucoup des salles adaptées à des concerts acoustiques. Jusque là, les concerts m'ont surtout servi à étrenner les nouvelles chansons, à me sentir bien en les jouant.
Jouer à nouveau à Paris a été un grand plaisir. J'ai vraiment bien aimé les concerts au Divan du Monde et au Pop In. Au Tryptique, le concert est organisé par Jérôme Olivier qui avait mis en place le festival "Meeting People Is Easy". Les gens comme Jérôme sont très importants pour des musiciens comme moi. Il le fait pour de très bonnes raisons. Je suis même en train d'écrire quelque chose pour son projet "Fugues".

Je crois que tu prévois sortir un nouvel album dans quelques mois. Peux-tu nous en dire un peu plus ?
Je sors tout juste le second EP - il sort le 25 juin. J'en sortirai un autre fin septembre / début octobre. L'album sortira au début de l'année suivante, espérons-le. Je veux d'abord sortir les EPs en édition extrêmement limitée, avec des pochettes faites main, et puis l'album. Je veux que ces EPs soient des collectors. A l'heure des MP3, j'ai pensé qu'il serait vraiment chouette de sortir des objets entièrement faits mains, signés et numérotés. J'ai travaillé avec un groupe de designers qui s'appelle Pika Pika et qui passe de très longues heures à faire ces pochettes. Même les enveloppes dans lesquelles on envoie les disques sont travaillées à la main.

Es-tu toujours en contact avec les autres membres des Catchers ? Que font-ils désormais ? Cela a-t-il été dur d'arrêter "l'aventure Catchers" ?
Oui, je suis toujours en contact avec eux. Peter vit en Australie avec sa copine maintenant. Il a recommencé à faire de la batterie. C'est dommage qu'il soit si loin car j'adorerais enregistrer à nouveau avec lui. Enfin, on ne sait jamais. Alice travaille dans l'industrie du disque. Elle n'a jamais chanté depuis, autant que je sache. Je crois qu'elle apprécie de travailler avec des musiciens, de se battre pour leurs droits. Etre dans un groupe, ce n'est un choix de carrière pour personne.

Beaucoup de personnes n'ont pas oublié ce groupe. Te disent-ils pourquoi les Catchers ont laissé plus de souvenirs que d'autres groupes ?
C'est l'une des choses les plus merveilleuses de ma vie. Il y a des gens qui sont venus me voir à des concerts ou qui m'ont envoyé un mail via MySpace pour me dire à quel point les disques avaient compté pour eux. Mais je n'ai aucune idée du pourquoi.
Je peux juste dire que ce qui m'a donné envie d'écrire des chansons en premier lieu, c'était la manière dont certains disques me touchaient. J'ai grandi dans un milieu très rural et il n'y avait personne dans mon entourage qui ressentait les choses comme moi, sur beaucoup de sujets. Entendre de la musique à la radio m'aidait à me sentir connecté au monde ou ça m'aidait à m'échapper.
Ce n'est pas la peine d'espérer comprendre ce phénomène complètement. Lorsque la musique est sortie, elle vit sa propre vie et devient quelque chose pour chaque personne qui l'écoute. Je suis juste incroyablement touché que les gens la prennent à cœur comme ils semblent le faire.

Que puis-je te souhaiter pour le futur ?
Oh, juste de continuer à avoir l'occasion de sortir des disques. Et de continuer à voyager, jouer et de faire de nouvelles rencontres.

Propos recueillis par Christophe Dufeu
Merci à David pour le coup de main.

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