The Strange Boys - Interview

28/04/2010, par | Interviews |
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THE STRANGE BOYS

Certes, "Be Brave" n'est sans doute pas le disque le plus original, le plus ambitieux et le mieux produit à être sorti depuis le début de l'année. Mais le deuxième album des Strange Boys est sans conteste l'un des plus jubilatoires. Sans chercher à recréer artificiellement les sons du passé, ces jeunes branleurs d'Austin retrouvent l'innocence et la fraîcheur des sixties, quand Dylan ou les Stones enchaînaient les perles sans se retourner. Voilà qui méritait bien une petite rencontre, dans les locaux de leur label Beggars, avec trois des quatre membres du groupe - le chanteur, guitariste et auteur-compositeur Ryan Sambol assurant presque seul la conversation. Le dernier de la bande, qui somnolait sur une banquette dans la pièce à côté, aura la gentillesse de se réveiller pour apposer le dernier paraphe qui manquait sur le livret de mon CD. Avant de se rendormir.

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Un blogueur français (n'ayant aucun rapport avec POPnews) a écrit que vous jouiez du "straight fucking old school rock'n'roll". Cette définition vous convient ?
Ryan Sambol : "Rock'n'roll", c'est bien, parce que ça veut dire qu'on peut faire un peu ce qu'on veut... Donc oui, on peut dire qu'on joue du rock'n'roll, ça me va.

C'était à l'époque de votre premier album, "... and Boys Club". Pensez-vous que vous avez évolué, progressé depuis ?
En fait, les deux disques sont assez rapprochés, j'ai écrit les chansons de "Be Brave" juste après qu'on a enregistré "... and Boys Club". On verra comment sonne le prochain album, ce sera peut-être un peu différent. Pour l'instant, on ne réfléchit pas trop à ça, on se contente d'enregistrer dès qu'on a assez de chansons écrites, sans chercher forcément une unité : certaines sont rapides, d'autres plus lentes...

On vous décrit souvent comme un groupe de "garage rock", mais sur "Be Brave" il y a beaucoup de morceaux calmes, downtempo, assez mélancoliques, des ballades, des titres proches du blues. C'était votre intention dès le départ, ou c'est venu comme ça ?
Nous, tout ce qui nous intéresse, c'est de jouer des chansons. J'apporte au groupe ce que j'ai écrit et ça devient des créations communes. Après, elles peuvent changer un peu quand on les joue live. Des chansons plutôt acoustiques au départ, qui n'étaient pas jouées par le groupe au complet, peuvent devenir plus rock, d'autant qu'il est difficile d'avoir un piano sur scène... Et parfois nous avons notre saxophoniste Jenna avec nous, mais pas toujours.

Vous étiez au lycée à Dallas, puis vous avez déménagé à Austin. Quelles sont les différences entre les deux villes ?
(Longue hésitation). Dallas est une ville plus grande, mais il y a plus de jeunes à Austin, car la ville abrite une très grande université, la plus importante université publique des Etats-Unis, je crois. Et il y a plus d'endroits pour jouer, avec aussi le festival South by Southwest, bien sûr, pendant lequel l'ambiance est totalement dingue.

Austin vous semblait donc la ville idéale pour faire de la musique ?
En fait, il y a cinq ans environ, nous avons rencontré Greg Enlow, qui est devenu notre guitariste. Lui est d'Austin, et il nous a présenté ses amis là-bas. On s'est tous bien entendus et on a commencé à aller de plus en plus souvent à Austin. Il y a une vraie scène, avec beaucoup de groupes, et l'ambiance est franchement amicale. On a fini par se dire que ce serait mieux d'économiser l'essence et de s'installer carrément là-bas. Il y a quand même trois heures, trois heures et demie de route. Le Texas est un vaste Etat...

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