The Urchins - Track by track

23/03/2007, par Guillaume Sautereau | Track by track |
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THE URCHINS

Entre l'enregistrement de son sept cent trente-huitième album, son trente-douzième concert avec les Chiltons et New Pretoria au Pascal'In ou au Pop Klub et son mille cinq cent vingt-huitième message sur notre forum, nous avons réussi à faire s'asseoir l'hyperactif Pierre pour qu'il nous raconte la genèse de son premier album en groupe sous le nom de Urchins, après ses nombreux efforts en solo ou son récent album avec sa compagne.

C'est JB, le batteur des Urchins, qui m'a tanné l'année dernière : "ça serait bien qu'on enregistre". Moi je ne nous trouvais pas suffisamment au point (JB jouait avec nous depuis relativement peu de temps). Puis comme nous étions tous plus ou moins disponibles pendant l'été 2006, et que la grande maison des parents de Marie a une cave spacieuse qu'on était libre d'utiliser à notre guise, nous nous y sommes installés... JB et moi y étions toute la journée, et Marie faisait ses prises le soir après le boulot ; Laurent a enregistré la basse à l'arrache en dernier (on a terminé chez moi début septembre d'ailleurs) parce que finalement il bossait tout le temps et qu'il ne sait pas s'organiser (haha).
On avait très peu de matériel : nos instruments, mon vieux PC, une petite mixette, et deux micros SM58 (le micro de scène de base). Le bon vieux matos avec lequel j'ai enregistré tous mes disques solo... Je pensais secrètement que ce qu'on allait enregistrer allait au pire partir à la poubelle, au mieux nous servir à améliorer notre jeu. Du coup l'ambiance était assez détendue lors des enregistrements, ce qui est une bonne chose pour bien travailler.

JB, de the Urchins



Contre toute attente le résultat nous a paru très satisfaisant et on a donc décidé de sortir ces morceaux en album : je me suis retiré dans ma caverne pour mixer, trouver l'ordre des titres optimal, masteriser, faire une pochette... C'est bien sûr loin d'être un disque hi-fi, mais le son est tout à fait honorable, je suis content de l'ambiance générale : il faut voir la tête de mes collègues musiciens quand je leur dis que tout est enregistré avec ces deux micros très simples.
On a démarché les maisons de disques (JB a encore une fois été moteur, moi j'avoue être un peu lassé de ça) mais comme on n'a guère eu de retour - on va peut-être faire quelque chose avec des Américains - on le sort comme ça, par le truchement de l'association French Toast qui regroupe quelques groupes parisiens amis autour de Stéphan Lipianski, chanteur de New Pretoria. Théoriquement nous n'avons pas besoin de maison de disques, nous nous débrouillons très bien tout seuls, les gens peuvent par exemple commander les albums sur notre site internet, exactement comme si on était Amazon. Dans la pratique, c'est plus compliqué : nous n'avons tout simplement guère de visibilité, nous sommes de toutes petites amazones (enfin surtout Marie).

[suite]

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