The Wooden Birds - Magnolia

28/04/2009, par Jean-Charles Dufeu | Albums |
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THE WOODEN BIRDS - Magnolia
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THE WOODEN BIRDS - MagnoliaFaites un effort. Mobilisez un peu d'attention sur les apparences et vous pourrez vous passer de lire cette chronique... Sans être devin, et sans avoir entendu une note du disque dont il est question ici, vous pouvez certainement vous en faire une idée relativement fiable. Soyez méthodiques, commencez par le nom du groupe : Wooden Birds, quel groupe de métal s'appellerait de la sorte ? Sûrement pas Anal Vomit ni Death Demonia. Non. Les oiseaux d'un côté suggèrent légèreté, haleine printannière, fragilité peut-être. Le bois de l'autre évoque bien volontiers une instrumentation acoustique. Pour peu que vous ayez eu en plus la chance de tomber sur un disque de Woodpigeon un jour, vous pourrez assumer que les deux groupes partagent une même esthétique, composée d'un pseudonyme à l'originalité douteuse, et de chansons folk intimistes. Si vous poursuivez un peu plus loin l'investigation, la pochette aux couleurs pastel et ses dessins feutrés vous conforteront dans cette voie : "Magnolia" (encore un indice de la douceur ténue à laquelle vous convie ce disque) n'a pu être enregistré que par des jeunes gens sensibles au coeur tout mou et s'adresse aux mêmes auditeurs que les albums de Mojave Three, The Elected, Cocosuma... Ces disques un peu pop, un peu folk, qui ne choquent pas trop les oreilles et ont la couleur de leurs pochettes cotonneuses. A moins en revanche d'être particulièrement perspicace et de savoir interpréter à bon escient le jeu d'ombres sur celle de "Magnolia", vous ne vous douterez pas forcément que The Wooden Birds est un projet paralèlle, mené par Andrew Kenny, de The American Analog Set. Vous ne devinerez pas non plus les petites rythmiques presque jazzy et les refrains ouatés, qui s'alignent en vocalises monosyllabiques sur une bonne moitié de l'album. Certes, vous seriez passé à côté de ces points de détails, mais vous n'auriez pas manqué l'essentiel, en vous contentant de ces quelques préjugés bien sentis. C'est bien malheureux de ne le réaliser que maintenant, mais vous auriez vraiment pu vous économiser la lecture de cette chronique.

Jean-Charles Dufeu

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