The Church - Forget Yourself

31/03/2004, par Guillaume Sautereau | Albums |
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THE CHURCH - Forget Yourself
(Cooking Vinyl / Wagram)

THE CHURCH - Forget YourselfEn 2001, le petit nombre de gens (dont moi) qui se souvenaient encore de the Church ne devaient pas en attendre grand chose. Leur album de cette année-là, "After Everything Now This" fut donc une très bonne surprise et tient toujours la route, plus de deux années après sa sortie. Depuis, il y a eu "Parallel Universe", double album comportant inédits et "versions parallèles" des titres du précédent album. Dispensable, mais intéressant, car révélateur des inclinations du dernier venu au sein du groupe, le batteur/producteur Tim Powles, à l'influence très palpable ici. Ce n'est pas avec un dix-septième album que cela va changer, the Church n'a jamais été groupe à se reposer sur un succès, fût-il d'estime. Ainsi, alors que les longues plages d' "After Everything Now This" étaient bâties par strates successives, "Forget Yourself" est hérissé de piquants et de contre-pieds. La musique du groupe retrouve une intensité quasiment tellurique qui surprend à la première écoute. Puis, une fois qu'on a trouvé ses repères dans le labyrinthe de ces quatorze titres pas toujours franchement accueillants au premier abord, avec en guise de fil d'Ariane la toujours remarquable voix de Steve Kilbey, on en perçoit toute la richesse : l'intro de "Sealine" - l'entrée de l'album donc - colle immanquablement des frissons, dommage que le morceau s'empâte ensuite quelque peu, les harmonies vocales aériennes à la "New Season" (sur "Starfish", en 1988) réapparaissent comme par magie sur "Maya" ou "Appalatia", la guitare peut-être un peu bavarde mais virtuose et inventive de Marty Willson-Pipper fait des merveilles, "Lay Low" retrouve même, ô surprise, l'immédiateté de "Gold Afternoon Fix". Alors on pardonne les quelques lourdeurs, les deux ou trois morceaux qu'on ne supporterait pas sans la voix de Kilbey, la gageure "néo-progressive" - qu'on passe bien à Radiohead, après tout - pas très attirante sur le papier, mais honnêtement négociée. Vivement le dix-huitième.

Guillaume

Sealine
Song in Space
The Theatre and its Double
Telepath
See your Lights
Lay Low
Maya
Appalatia
June
Don't You Fall
I Kept Everything
Nothing Seeker
Reversal
Summer

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