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THE CORAL - The Coral
(Small/Sony Music)
Annoncé un peu partout comme la next big thing, The Coral partage avec The Electric Soft Parade et The Music, autres groupes britanniques promis à une haute destinée, une moyenne dâge tout juste post-lycéenne. Comme ses collègues, The Coral a les qualités et les défauts de la jeunesse : la fraîcheur, labsence dinhibitions, lenvie den découdre, mais aussi un certain manque de maturité mélodique et des références un peu trop évidentes. Encore que les leurs aient le mérite de la diversité. Certes, le groupe a été beaucoup comparé à ses concitoyens Las, Echo & the Bunnymen et Teardrop Explodes (lyrisme et psychédélique), et lon pourrait également ajouter à la liste les Mancuniens un peu oubliés des Inspiral Carpets. Mais certains morceaux (le tourbillonnant Skeleton Key), par leur aspect chaotique et déstructuré, ne sont pas sans rappeler Captain Beefheart ou ses continuateurs post-punk, tandis que Dreaming of you ou Bad Man sonnent plus classiquement garage 60s. Quant à Shadows fall, il nous ramène à la grande époque du Monochrome Set, quand Bid et ses sbires portaient des chapeaux de cow-boys et se prenaient pour Ennio Morricone. Il y a même un petit interlude dixieland du plus bel effet. Sympathique mais, comme chez Gomez dont ils sont assez proches, pas de quoi crier au génie quand même. Pour linstant, on néchangerait pas un baril de Wolfhounds ou dAutomatic Dlamini contre dix barils de Coral (pourtant bien plus faciles à trouver aujourdhui dans les grandes surfaces culturelles). On suivra quand même avec un certain intérêt leur évolution, eu égard à la vigueur et à la relative originalité de lensemble. Et peut-être pourra-t-on alors écrire une chronique qui ne se résume pas à une succession de références.
Vincent
Spanish main
I remember when
Shadows fall
Dreaming of you
Simon Diamond
Goodbye
Waiting for the heartaches
Skeleton key
Wild fire
Bad man
Calendars and clocks
Gildas
Fire
Black eyes
Rush
Flesh
Hypocrite
Amethyst
Starfish
Rene
Sponge
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