> edito
accueil
> recherche
> deerhunter
microcastle
> adam green
interview
> the artyfacts
maybe everything...
> larkin grimm
parplar
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE NATIONAL
[page précédente]
Cela fait une dizaine de jours que vous êtes en tournée ? Ca s'est passé comment à Londres ?
Bryce : Très bien, il y avait beaucoup de monde. Le concert de lundi était complet. A Toulouse, c'était un peu dur. Nous nous sommes fait piquer toutes nos guitares à Belfort...
Aaron : d'ailleurs, est-ce que tu peux mettre une petite annonce sur POPnews pour demander aux gens qui nous ont piqué nos guitares de nous les rendre ? On ne leur posera aucune question, on veut juste retrouver nos guitares.
Matt : Nous aimons toujours les Français, malgré cela.
Aaron : Il peut s'agir d'Allemands d'ailleurs.
Bryce : D'habitude, on passe de très bons moments en France et on galère en Angleterre, là, ça a été plutôt l'inverse.
Matt : Ca nous était déjà arrivé à Londres, notre van avait été fracturé et on nous avait piqué des sacs et nos passeports. Mais là ce n'est pas pareil.
Scott : On s'amuse quand même. On rebondit très vite.
Aaron : Il suffit à Matt d'un petit verre.
(Padma rentre dans la pièce pour ranger un vêtement dans son sac)
Et ce n'est pas trop dur d'être en tournée avec un Australien ?
Padma, pas aimable : il faudrait poser la question dans l'autre sens je pense.
Oh, Padma, je n'avais pas remarqué que tu étais là...
(rires)
Aaron : Il est beaucoup plus poli que nous, et très facile à vivre.
Tu te sens à la fois à l'extérieur et à l'intérieur du groupe ?
Padma : Oui, c'est vrai. Je tourne beaucoup avec Clogs aussi.
Avec Clogs, vous avez fait une résidence à Nantes en compagnie de Man, comment cela s'est-il passé ?
Nous avons le même tourneur, c'est pour cela. Nous avons passé une semaine à faire de la musique avec eux, c'était très chouette. D'ailleurs, nous recommençons en décembre, à Grenoble.
Bryce, ce n'est pas parfois un peu difficile de concilier toutes ces activités ?
Je pense qu'elles s'alimentent les unes les autres. Mais il est vrai que cela fait un emploi du temps chargé. The National est parti pour tourner pendant des mois et des mois, je ne vais pas me consacrer aux Clogs pendant un petit moment.
Sur scène, vous jouez beaucoup de chansons du dernier album. Il y en a certaines que vous jouez depuis longtemps et d'autres depuis plus récemment. Est-ce que vous ressentez un degré différent de maturité entre elles quand vous les jouez ?
Matt : Sur "Alligator", effectivement, il y a des chansons dont les premières versions datent de plus de quatre ans. Mais sur cette période, elles ont beaucoup évolué. Bryan a en particulier changé les parties de batterie et cela a rendu les morceaux très différents. "Val Jester" ou "Mr November" sont de vieux morceaux, à la base.
Sur un nouveau morceau comme "The Geese of Beverly Road", j'ai eu l'impression quand vous l'avez joué à plusieurs reprises pendant la balance que vous aviez une grande marge d'interprétation...
Oui, je vois ce que tu veux dire. C'est une chanson qu'on peut interpréter de façons très différentes. Cela peut dépendre de l'ambiance générale, de l'endroit où on est. C'est vrai pour la plupart de nos chansons je pense.
Vous aviez déjà une très bonne presse avant de signer chez Beggars. Est-ce que vous pensez que cette signature a changé le regard des gens sur vous, ce qu'ils attendent de vous ?
Nous restions un groupe confidentiel jusqu'à présent. Plus de gens nous connaissent maintenant, nous sommes plus exposés. Il est dur de dire ce qui a changé dans le regard du public. Nous, on pense qu'il est grand temps qu'on nous connaisse, car on est excellent depuis un bon moment (rires). Pour être honnête.
Scott : pour être honnête, on est le meilleur groupe du monde (rires).
Vous pouvez peut-être plus le sentir vis-à-vis de la presse, des gens qui viennent vous interviewer, qui sont peut-être moins spécialisés ?
Matt : C'est vrai, on a de nouveaux interlocuteurs, mais il y a aussi les fidèles comme vous, qui avez suivi ce que l'on faisait depuis les débuts. Cela dit, dans le cas des bons magazines qui s'intéressent à nous seulement maintenant, les journalistes ont potassé avant de venir. Ils lisent tout ce qu'ils trouvent sur Internet, achètent nos vieux disques. On n'a pas l'impression d'être un groupe tout nouveau, personne ne nous demande si c'est notre premier disque ! On est très content de ça.
Que devient votre label, Brassland ?
Aaron : Oui, nous venons de signer un nouvel artiste, Pila. C'est en fait le groupe d'un guitariste, Nick Martinez, qui a joué sur certains de nos disques et est un ami. Ils sont de New York et nous aimons vraiment ce qu'ils font. On va sortir un nouvel album de Clogs également. Lee Renaldo, de Sonic Youth, va sortir un album solo sur Brassland aussi. On est très heureux d'avoir ce label. On va peut-être signer un groupe australien bientôt. En fait, on ne s'occupe que de la partie artistique. C'est Alec Hanley Bemis, un journaliste, qui fait tout le sale boulot. Il nous appelle quand il a besoin d'argent.
Je vous l'avais déjà demandé il y a deux ans, ça m'intéresserait de savoir ce que vous en pensez maintenant : est-ce qu'on vous embête avec votre appartenance à la scène de New York ?
Matt : Avant, nous répondions que oui, il y avait une scène new-yorkaise, mais que nous n'avions jamais eu l'impression d'y appartenir. Et je le pense toujours. Mais nous commençons à y être assimilés, en quelque sorte. D'autre part, il y a une réaction contre pas mal de groupes de New York, qui sont de bons groupes de pop, mais sont très ennuyeux. Le vent est en train de tourner dans notre sens, les gens en ont marre des Killers ou de the Bravery. Je pense qu'on est plus cool.
Aaron : Il y a beaucoup de musique à New York qui n'a rien à avoir avec cette scène très tournée vers la New Wave. Regarde Anthony and the Johnsons, ou Devendra Banhart. C'est une toute autre scène, dont nous ne faisons pas partie non plus d'ailleurs. Mais c'est quelque chose que la plupart des groupes ne contrôle pas, et auquel aucun ne pense. Je pense que ce sont les médias qui ont cette influence. Nous, au début, comme nous venions de l'Ohio et qu'il y avait de la guitare slide sur notre premier album, on disait qu'on faisait de la country !
Propos recueillis par Guillaume.
Merci à JB.
|